Le Bernabéu a retrouvé le sourire, et il a un accent de Valdebebas. Pour sa première représentation de l'année 2026, le Real Madrid a offert à son public un festival inattendu et salvateur (5-1) face au Betis Séville. Privé de Kylian Mbappé blessé, Xabi Alonso, plus que jamais sur la sellette, a joué la carte de la jeunesse et a raflé la mise. Porté par un Gonzalo García en état de grâce (triplé) et une "cantera" triomphante, le club merengue s'offre un bol d'air vital avant la Supercoupe, même si les sifflets à l'encontre de Vinicius rappellent que la fracture avec les tribunes n'est pas totalement résorbée.
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Getty Images SportGonzalo lance la fête, Vinicius gronde
L'entame fut pourtant teintée de doutes. Vinicius, décidé à se racheter, a tout tenté, réclamant un penalty oublié et provoquant le coup franc décisif. Mais la lumière est venue de l'ombre. Gonzalo, choisi pour suppléer Mbappé, ouvrait le bal de la tête sur un caviar de Rodrygo (20e). 1-0. Le Real, dominateur mais fragile, a ensuite reculé, laissant le Betis espérer et le Bernabéu gronder à la pause.
Getty Images SportLe chef-d'œuvre et le K.O.
Le retour des vestiaires fut une symphonie. Gonzalo, encore lui, doublait la mise d'un enchaînement poitrine-volée sublime à l'entrée de la surface (50e). Un but de classe mondiale. Dans la foulée, le jeune Raul Asencio, impérial dans les airs, triplait la mise sur un nouveau corner de Rodrygo (56e). 3-0. Le Betis était K.O., ou presque. Car les Andalous, orgueilleux, ont réagi par Cucho Hernández (66e) et ont touché deux fois les montants par Lo Celso et Riquelme, faisant passer un frisson dans l'échine madrilène.
Getty Images SportLa "Manita" made in Valdebebas
Mais c'était le jour de gloire des enfants du club. Alors que Vinicius sortait sous quelques sifflets injustes, Gonzalo parachevait son triplé d'une talonnade géniale sur un service d'Arda Güler (82e). Et pour que la fête soit totale, Fran García venait clore la marque dans le temps additionnel (93e). Cinq buts, tous inscrits par des Espagnols ou des joueurs formés au club. Une rareté, une fierté.
Getty Images SportXabi Alonso respire
Ce succès éclatant offre une trêve précieuse à Xabi Alonso. En s'appuyant sur ses jeunes, le technicien basque a non seulement gagné un match, mais peut-être aussi regagné le cœur d'un stade qui ne demande qu'à s'enflammer pour ses pépites. Le Real reste en vie, le Real a de l'avenir. Et Gonzalo, nouveau héros de Madrid, peut savourer son triomphe : l'année 2026 ne pouvait pas mieux commencer.



