Sebastián Beccacece est de ces entraîneurs qui marquent les esprits : longs cheveux blonds, charisme affirmé, références au rock argentin et une capacité de communication capable de mobiliser tout le groupe. Mais l’image qui restera gravée dans les mémoires est celle de la 77e minute contre l’Allemagne : après le but décisif de Gonzalo Plata, le sélectionneur franchit les barrières de sécurité et court embrasser et serrer dans ses bras sa femme, assise dans les tribunes. « Elle a été à mes côtés dans les meilleurs moments comme dans les plus difficiles. J’ai voulu lui rendre hommage devant le monde entier », racontera-t-il par la suite.
Ce but offre une qualification historique et scelle la rédemption de Plata, que Beccacece avait relancé après les larmes consécutives au match nul décevant contre Curaçao, qui semblait avoir compromis le parcours de l’Équateur.
