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Ecuador v Germany: Group E - FIFA World Cup 2026Getty Images Sport

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Qui est Beccacece, le sélectionneur « rock » qui réécrit l'histoire de l'Équateur ?

Sebastián Beccacece est de ces entraîneurs qui marquent les esprits : longs cheveux blonds, charisme affirmé, références au rock argentin et une capacité de communication capable de mobiliser tout le groupe. Mais l’image qui restera gravée dans les mémoires est celle de la 77e minute contre l’Allemagne : après le but décisif de Gonzalo Plata, le sélectionneur franchit les barrières de sécurité et court embrasser et serrer dans ses bras sa femme, assise dans les tribunes. « Elle a été à mes côtés dans les meilleurs moments comme dans les plus difficiles. J’ai voulu lui rendre hommage devant le monde entier », racontera-t-il par la suite.


Ce but offre une qualification historique et scelle la rédemption de Plata, que Beccacece avait relancé après les larmes consécutives au match nul décevant contre Curaçao, qui semblait avoir compromis le parcours de l’Équateur.


  • Originaire de Rosario, tout comme Lionel Messi, Beccacece a d’abord caressé le rêve de devenir footballeur avant de se tourner, dès son plus jeune âge, vers une carrière d’entraîneur, comme le rappelle le portrait que lui consacre le Corriere della Sera. Au début de sa carrière, il gagnait sa vie en travaillant avec son père dans la vente de produits d’entretien, avant d’atteindre les plus hauts échelons en tant qu’adjoint de Jorge Sampaoli, puis de vivre l’expérience de la sélection argentine, marquée par une relation compliquée avec Messi.


    En 2024, il prend les rênes de l’Équateur et le mène jusqu’à la Coupe du monde. L’aventure vire pourtant vite au cauchemar : rumeurs d’un départ vers le Chili et un début de parcours chaotique, ponctué d’une défaite contre la Côte d’Ivoire et d’un match nul face à Curaçao. Malgré l’adversité, le sélectionneur garde la foi et exhorte son groupe à l’unité nationale en invoquant les figures de Bolívar et San Martín, insufflant à ses joueurs la conviction de pouvoir créer l’exploit.


    La victoire sur l’Allemagne relance alors le destin de la « Tri », qui se qualifie pour les seizièmes de finale en tant que l’une des meilleures troisièmes et retrouve la phase à élimination directe après vingt ans d’absence. « Nous avons réalisé l’impossible. C’est la plus grande victoire de l’Équateur dans une Coupe du monde. Fêtez ça avec une bière et vos familles : j’imagine 19 millions d’Équatoriens qui s’étreignent », déclare-t-il à l’issue de la rencontre. De la critique à la gloire, Beccacece a transformé un rêve en réalité.


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