Le Paris Saint-Germain traverse une véritable zone de turbulences. À seulement cinq jours du huitième de finale aller de Ligue des Champions contre Chelsea, le club de la capitale a concédé une lourde défaite à domicile face à l'AS Monaco (1-3). Si les précédentes sorties laissaient planer un doute, ce revers confirme une crise de confiance profonde que Luis Enrique ne cherche même plus à masquer, livrant une analyse sans concession sur l'état mental de ses troupes.
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AFPUn aveu de faiblesse clinique : "C'est la tête qui ne va pas"
Fini le discours de façade et l'assurance inébranlable, l'heure est au constat clinique. Interrogé en conférence de presse sur les raisons de ce naufrage, l'entraîneur espagnol a pointé du doigt une défaillance psychologique majeure. "C'est la tête qui ne va pas en ce moment", a-t-il froidement analysé, reconnaissant que son équipe est "clairement en difficulté". Face à une accumulation d'erreurs, le technicien asturien a utilisé une formule dont il a le secret pour illustrer ce mal profond : "La confiance ne s'achète pas à Monoprix". Une sortie médiatique forte qui traduit son désarroi face à une situation "bizarre" et "multifactorielle", bien loin de la sérénité affichée la veille.
AFPDes "cadeaux" défensifs inhabituels
Au cœur de cette faillite collective, les errements défensifs ont particulièrement agacé l'ancien sélectionneur de la Roja. L'ouverture du score asémiste, consécutive à une perte de balle de Warren Zaïre-Emery, reste en travers de la gorge. "On a fait un cadeau pour commencer", a-t-il pesté, qualifiant cette bévue d'"inhabituelle dans le football professionnel". Bien qu'il refuse catégoriquement d'imputer ces difficultés à l'absence récente d'Ousmane Dembélé, Luis Enrique tente désespérément de "contrebalancer le moment pessimiste" en rappelant que le PSG reste l'une des meilleures défenses d'Europe, gardant "l'espoir de changer ça" très rapidement.
AFPLe vestiaire entre solidarité et incompréhension
Sur le terrain, le vestiaire tente de faire bloc malgré la tempête. Fautif sur le premier but, le jeune Zaïre-Emery a immédiatement reçu le soutien de Nuno Mendes. "Warren a perdu le ballon mais on est là avec lui. Ce n'est pas avec ce but qu'on a perdu", a martelé le latéral portugais, admettant toutefois que l'équipe "n'était pas à [son] niveau". De son côté, Ilia Zabarnyi incarne l'incompréhension générale qui règne dans les rangs parisiens. "Je ne sais pas ce qu'il s'est passé", a soufflé le défenseur central ukrainien, dépité par ce manque d'efficacité chronique et ce revers qui tombe au plus mauvais moment pour les supporters.
AFPUrgence absolue avant le choc face à Chelsea
Désormais, le compte à rebours est lancé avant le choc tant redouté face à Chelsea. S'il a d'abord éludé les questions sur ce rendez-vous européen en affirmant qu'il n'y avait "pas de conclusions en vue de la Ligue des champions", Luis Enrique sait que son groupe joue gros. Le technicien se veut "optimiste" pour aider ses joueurs à "retrouver [leur] niveau", mais le chantier s'annonce colossal. Le PSG vient de concéder sa quatrième défaite de l'année 2026 et vacille. Il faudra bien plus que de simples discours pour que la confiance revienne garnir les rayons du Centre de Poissy avant l'arrivée des Londoniens.



