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Mario Rosas, le prodige oublié du Barça que Xavi plaçait au-dessus de Messi

Ils étaient censés régner ensemble sur le football mondial. Xavi, Iniesta, Messi… et un quatrième nom, qui devait être le plus brillant de tous. À la fin des années 1990, le FC Barcelone voyait en lui son prochain joyau, un artiste du ballon capable d’incarner la philosophie de Johan Cruyff. Mais le rêve s’est effondré avant même d’avoir commencé.

  • Louis van Gaal FC BarcelonaIMAGO / Photo News

    L’élu de Xavi, le disparu du grand Barça

    Son nom ? Mario Rosas. Né en 1980 comme Xavi, il partage avec lui la même génération, la même académie, la même passion pour le jeu court et le ballon qui colle au pied. En 2009, Xavi déclarait même : « Le plus fort de notre génération, c’était lui. » Rosas débute à 17 ans sous Louis van Gaal, aux côtés de Figo, Rivaldo et Guardiola. Mais cette première apparition sera aussi la dernière sous le maillot blaugrana.

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  • Mario RosasIMAGO / Cordon Press/Diario AS

    Le génie sans défense

    Talent pur, Rosas détestait ce que le football moderne impose : le pressing, le sacrifice, le combat. Il voulait jouer, créer, s’amuser. Van Gaal, lui, voulait de la rigueur et des automatismes. Le divorce est scellé. Sans nouveau contrat, le jeune Espagnol entame une errance interminable entre Alavés, Numancia, Cadix ou Huesca. Celui que Cruyff trouvait “formidable” devient un joueur de seconde zone.

  • Xavi Barcelona 2013Getty

    Rosas, le reflet manqué d’une génération dorée

    Rosas n’a jamais blâmé personne. « J’ai échoué parce que je n’ai pas su m’adapter », avouait-il plus tard. Son échec a servi de miroir à ses amis devenus légendes : Xavi, Iniesta, Messi. Tous ont compris, à travers lui, que le talent seul ne suffit pas. « Quand je pense à Mario, je réalise la chance que j’ai eue », confiera Xavi.

  • L’homme qui aurait pu tout changer

    Aujourd’hui, Mario Rosas a raccroché depuis longtemps. Président d’un petit club de D3 espagnole, il vit loin des projecteurs. Pourtant, pour ceux qui l’ont vu jouer, il restera le “meilleur” que le grand Barça ait perdu. Un destin brisé, qui rappelle que dans le football comme dans la vie, le talent n’est rien sans la persévérance.

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