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Juventus Inside Massara 16 9Getty Images

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Les surprises de Massara et tant de points d’interrogation : un gardien prêté, ce n’est pas une chose digne de la Juventus

Le travail d’équipe de la nouvelle direction de la Juventus a jusqu’ici porté quelques fruits, mais les lacunes dans l’effectif de la Juventus, à deux semaines du début du championnat et à un peu plus de trois semaines de la fin du mercato, restent encore nombreuses, et importantes. D’un côté, le travail de bénédictin de Giovanni Carnevali a réussi à dénouer, après un an, l’écheveau des négociations pour ramener Randal Kolo Muani à la Continassa, tandis que les rapports de Marco Ottolini ont convaincu tout le monde de miser sur Jeff Ekhator. Enfin, l’arrivée de Frederic Massaraa donné une impulsion importante et représenté l’élément perturbateur, avec les arrivées surprises de Zeki Celik et Kerim Alajbegovic.


Une fois la synthèse des éléments positifs achevée, passons au commentaire des points négatifs. Et là, il saute immédiatement aux yeux que la Juventus n’a pas encore résolu ses problèmes les plus importants, dont certains sont même anciens : le gardien, un défenseur à l’aise balle au pied et capable de relancer, un organisateur au milieu de terrain et un avant-centre de surface.

  • La Juventus peut-elle se permettre un gardien prêté ?

    Dans les buts, la Juve en est toujours à Di Gregorio, Perin et Pinsoglio. Le problème, c’est que le deuxième et le troisième (Perin et Pinsoglio) arrivent en fin de contrat dans un an, et que le titulaire, Di Gregorio, dont le contrat expire en 2029, ne satisfait ni Spalletti ni le club, et il est presque devenu un indésirable en interne, aussi à la lumière de l’affaire retentissante qui, au mois de juillet, a vu son agent comme protagoniste. Jusqu’à présent, la Juventus n’a réussi ni à trouver un point de chute pour Di Gregorio ni un nouveau gardien titulaire. Les objectifs principaux, Alisson et Dibu Martinez, se sont envolés, d’autres solutions (comme Vicario) ne convainquent pas totalement. La dernière idée est de prendre Suzuki en prêt au Paris Saint-Germain, si le club français achetait le Japonais à Parme. Mais une société comme la Juventus veut-elle vraiment refonder une équipe gagnante avec un gardien, à l’un des postes cruciaux au vu de ce qui s’est passé la saison dernière, en prêt ?

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  • AVEC LUCUMÍ, FINI LE BLOC BAS

    En défense, les paires pour une arrière-garde à quatre sont, de droite à gauche : Kalulu et Celik, Bremer et Gatti, Kelly et Rugani, Cambiaso et Cabal. Mais là aussi, comme pour les gardiens, la qualité de certains éléments ne convainc pas Spalletti. Pour le type de jeu que le technicien toscan a en tête pour son équipe, par exemple, un joueur comme Lucumì serait plus fonctionnel que Gatti : le défenseur de Bologne a l’habitude d’évoluer une dizaine de mètres plus haut que l’ex-joueur de Frosinone, et il est plus habile dans la phase de relance, tandis que Gatti donne le meilleur de lui-même dans un bloc bas et en un contre un. Les dernières rumeurs évoquent un écart réduit entre la Juventus et Bologne pour le Colombien, dont l’arrivée pourrait préluder au départ de l’un entre Gatti, Rugani et Kelly.

  • Locatelli ne suffit pas

    Au milieu de terrain, en prenant comme système de départ le 4-2-3-1, la Juventus actuelle compte beaucoup trop d’axiaux dans son effectif, pas moins de sept : Locatelli, McKennie, Thuram, Kooopmeiners, Miretti, Douglas Luiz et Arthur. Les trois premiers sont quasiment intouchables, tandis que pour Koopmeiners et Miretti, la Juventus est prête à écouter des offres. Enfin, les deux Brésiliens représentent un point d’interrogation : en théorie, ce seraient les deux premiers candidats au départ, mais à la surprise générale, l’un des deux pourrait finalement aussi rester. Ce qui laisse perplexe, en revanche, c’est qu’après des années, et après de nombreux changements dans la direction, il manque encore un véritable meneur de jeu, capable de tenter l’exploit de répéter les prouesses de Pirlo d’abord, puis de Pjanic. Il est vrai que Locatelli a réalisé d’importants progrès lors de la dernière année, mais peut-il vraiment être le meneur de jeu d’une Juve victorieuse ? Là aussi, comme pour les lignes précédentes, on peut répéter le même refrain : les joueurs sont nombreux, la qualité, en revanche, n’est pas très élevée.

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  • Et le remplaçant de Vlahovic ?

    Même dans le secteur offensif, il y a une grande abondance sur le plan numérique : pour les quatre postes d’attaque du 4-2-3-1, les joueurs actuellement à disposition sont au nombre de 10 : Alajbegovic, Kolo Muani, Ekhator, Nico Gonzalez, Boga, Conceicao, David, Milik, Yildiz et Zhegrova. Mais là aussi, pardonnez la répétition, les points d’interrogation sont nombreux : Nico Gonzalez sera vendu, il ne reste plus qu’à définir sa destination et son prix, tout comme David, Milik et Zhegrova sont eux aussi sur le marché, malgré son but contre Chelsea. Et puis il y a l’éternel problème du numéro 9 : Kolo Muani est un bon retour, mais c’est un attaquant mobile et non l’avant-centre axial de poids que Spalletti aimerait avoir. En substance, malgré les dix attaquants dans l’effectif, le remplaçant de Vlajovic manque encore.


    Gardien, défenseur capable de relancer, meneur de jeu reculé et avant-centre : cela aurait dû être les premiers mouvements de la Juventus, qui pour l’instant s’est au contraire concentrée sur d’autres aspects du mercato.