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Bayern - PSGVoetbalzone

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Le plan d'attaque en trois étapes de Luis Enrique : comment le Paris Saint-Germain a totalement dominé le Bayern Munich

Mercredi soir à l’Allianz Arena, le spectacle a été moins retentissant qu’à l’aller (victoire 5-4 du Paris Saint-Germain), mais la rencontre a offert un duel tactique captivant. Le PSG a ouvert le score dès la 3^e minute, prenant deux buts d’avance au cumul des deux manches, puis a su contenir les assauts bavarois.

Comment l’entraîneur parisien Luis Enrique a-t-il neutralisé les offensives bavaroises et quels ajustements a-t-il opérés par rapport à la semaine dernière ? Selon l’analyse de Voetbalzone, trois choix stratégiques ont été déterminants : un marquage individuel pour étouffer la construction bavaroise, un positionnement plus défensif d’Ousmane Dembélé et la mobilité de Khvicha Kvaratskhelia pour punir en contres.

  • La haute pression comme principe de base

    Contrairement à la rencontre de mardi soir entre Arsenal et l’Atlético de Madrid, la rencontre de mercredi a opposé deux formations déterminées à presser haut et prêtes à prendre davantage de risques.

    Mercredi soir, tout comme à l’aller, les deux équipes ont donc privilégié un pressing intensif en un contre un, avec des duos bien définis. Le traditionnel surnombre défensif (+1) chers à Arsenal et à l’Atlético a été sacrifié, entraînant davantage de risques et réduisant les longues phases de possession.

    Bayern - PSG Analyse 1Ziggo Sport

    Les images montrent clairement les consignes d’Enrique : Kvaratskhelia marquait un défenseur central (souvent Dayot Upamecano) et Désiré Doué prenait l’autre (souvent Jonathan Tah). Cette organisation a soulagé les ailiers, qui n’ont pas eu à couvrir en permanence les arrière latéraux adverses, libérant ainsi des ressources tant en phase offensive que défensive, un point que nous développerons plus tard.

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  • Des choix judicieux sur chaque flanc

    Lorsque le Bayern tentait de construire le jeu par la gauche, Warren Zaïre-Emery, aligné en défenseur droit, montait sur le côté gauche pour marquer Josip Stanisic, tandis que Marquinhos prenait en charge Luis Díaz. En défense, le PSG se retrouvait ainsi en situation de un contre un. C'est un style de jeu risqué, mais qui permet en même temps de récupérer le ballon plus souvent haut sur le terrain.

    Bayern - PSG Analyse 2Ziggo Sport

    De l’autre côté, le latéral gauche Nuno Mendes est resté en position, mais c’est le milieu Fabián Ruiz qui a pris le relais. On a aussi noté que le latéral droit du Bayern, Konrad Laimer, montait haut sur le terrain pour jouer comme milieu supplémentaire. Cette organisation a poussé Enrique à ne pas laisser Kvaratskhelia suivre aveuglément son vis-à-vis. Le Géorgien était ainsi libre de contre-attaquer dès que l’occasion se présentait.

    Bayern - PSG Analyse 3Ziggo Sport


    Bayern - PSG Analyse 4Ziggo Sport
  • Le nouveau rôle de Dembélé

    Cette approche a conféré un rôle défensif plus important à Dembélé, qui s'est vu attribuer davantage de tâches défensives par rapport au match aller. Lors de l’aller, il pouvait souvent se positionner en retrait ; mercredi soir, cette option lui a été rarement offerte. Il devait ainsi suivre Joshua Kimmich ou Aleksandar Pavlovic, et monter d’un cran dès que l’un des deux s’aventurait plus haut, car le PSG avait opté pour un marquage individuel. Logiquement, il a cédé sa place à Bradley Barcola à la 65e minute.

    Bayern - PSG Analyse 5Ziggo Sport

    La différence de positionnement moyen entre les deux matchs illustre bien l’évolution du rôle de Dembélé. Au Parc des Princes, il était de loin le joueur le plus en retrait. Mercredi soir, ce sont Doué et Kvaratskhelia qui ont occupé cette position, capables de se projeter immédiatement en contre-attaque précisément parce qu’ils sont restés plus haut sur le terrain.

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  • Contraint de jouer long

    Sous la forte pression parisienne, le Bayern a souvent dû lancer long, tandis que l'équipe de Vincent Kompany a rarement pu installer son jeu et pratiquer son football soigné. Les deux formations ont donc vécu de nombreux duels aériens et de seconds ballons, comme lors du match aller.

    Le PSG a toutefois connu des phases où il a défendu plus bas, formant des blocs compacts, notamment parce que l’avance acquise permettait à l’équipe visiteuse de prendre moins de risques, comme le montre l’exemple ci-dessous.

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    La principale différence par rapport à mardi soir – où les deux équipes défendaient principalement bas – est que le PSG cherchait systématiquement à remonter dès que le Bayern était repoussé vers son camp. Dès que les Bavarois jouaient le ballon vers l’arrière, les Parisiens réappliquaient immédiatement une pression haute afin de récupérer le cuir dans les trente derniers mètres. Conséquence : en quelques secondes, les Parisiens se retrouvent vingt à trente mètres plus haut et peuvent aussitôt mettre la pression, en un contre un, sur les Bavarois. À l’inverse, l’Atlético et Arsenal sont restés ancrés dans leur bloc défensif.

  • Kvaratskhelia, atout offensif majeur

    Sur le plan offensif, le PSG a surtout cherché à exploiter les faiblesses du Bayern – et son système risqué –, notamment grâce à la mobilité de Kvaratskhelia.

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    Le Géorgien a d’abord brillé sur l’ouverture du score dès la 3^e minute, avant de maintenir cette pression tout au long de la rencontre. Le Bayern, lui aussi engagé dans des duels individuels, a peiné à contenir ses mouvements de repli. Ses appels ont à plusieurs reprises entraîné Upamecano, créant d’immenses intervalles dans le dos de la défense. Lorsque Doué a à son tour légèrement reculé pour attirer Tah hors de sa position, une vaste zone s’est soudainement libérée. Kvaratskhelia en a immédiatement profité pour déclencher l’action du premier but avant de servir Dembélé.

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  • Conclusion

    Mercredi soir, le PSG avait un plan bien défini et l'a exécuté de manière quasi parfaite : priver le Bayern de sa construction du jeu grâce à un pressing individuel intense, laisser Kvaratskhelia et Doué libres pour les contre-attaques, et compter sur Dembélé pour assumer des responsabilités défensives supplémentaires. Le fait qu’Enrique ait exposé la fragilité défensive du Bayern dès la 3ᵉ minute, grâce à Kvaratskhelia, s’est révélé déterminant. Le PSG a ainsi pu gérer la rencontre depuis une position confortable, sans jamais être contraint de courir après le score ; il n’a d’ailleurs détenu le ballon que 34 % du temps.

    Prochain rendez-vous le 30 mai, en finale contre Arsenal. Arsenal, dont la philosophie de jeu diffère fondamentalement de celle du Bayern, devrait adopter une approche opposée : alors que les Allemands laissaient des espaces en pressant haut et de manière agressive pour récupérer le ballon dans le camp adverse, l’équipe de Mikel Arteta défend de manière compacte, monte peu et assure une supériorité numérique derrière. Les espaces dont Kvaratskhelia a si impitoyablement profité mercredi seront donc bien plus rares à Budapest.

    Le PSG devra donc trouver une autre réponse fin mai. Mais ceux qui ont suivi les deux dernières sorties du club de la capitale savent qu’Enrique a rarement un plan B dans sa manche.

    Partagez vos impressions sur la rencontre dans les commentaires.