En équipe nationale, 19 mois plus tard. Federico Chiesa revêt à nouveau le maillot bleu ; Gattuso a décidé de l'inclure dans la liste des 28 joueurs convoqués pour le match contre l'Irlande du Nord, prévu jeudi à Bergame, dans ce qui devrait être le premier des deux matchs de préparation en vue de la Coupe du monde au Mexique, aux États-Unis et au Canada. L'attaquant de Liverpool fait partie du groupe, contrairement à Bernardeschi et Zaniolo qui, malgré une bonne saison à Bologne et à Udine, ont été écartés et suivront le match devant leur télévision. Une décision du sélectionneur qui est loin d'être évidente, voire surprenante à certains égards, surtout après ce qui s'est passé l'automne dernier. Pour mieux comprendre la situation, il faut remonter au mois d'octobre, lorsque Chiesa a reçu la convocation de l'Italie et a choisi de ne pas y répondre. La raison ? Il ne se sentait pas en état, tant sur le plan physique que mental. Une justification qu'il a également invoquée en novembre, après un entretien avec Gattuso, qui souhaitait le voir disponible pour les matchs contre la Moldavie et la Norvège.
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La main de fer de Velasco et la décision impopulaire de Gattuso : pourquoi il est juste de convoquer Chiesa en équipe nationale
DÉCISION PRISE EN ACCORD AVEC GATTUSO
Une prise de position qui a valu à Chiesa d'être la cible de critiques, mais qui est largement partagée par le sélectionneur : « La question Chiesa est simple : je parle beaucoup avec mes joueurs, je les mets beaucoup sous pression. Avec Fede, nous avons chaque semaine une longue discussion et, de mon côté, il sait ce que je pense de lui, mais il faut ensuite respecter ce qu’un joueur te dit. Il ne se sent pas à 100 % et veut être à 100 % ». Gattuso a-t-il bien fait de le convoquer pour, au mieux, deux matchs décisifs ? Est-il juste de convoquer un joueur qui a refusé deux fois le maillot de l'équipe nationale pour deux rencontres fondamentales pour l'avenir de notre football ?
VELASCO, L'INTRANSIGENT
« Non », répond Julio Velasco. Selon le sélectionneur de l'équipe italienne de volley-ball, médaillée d'or aux Jeux olympiques de Paris, il n'y a pas de place pour ceux qui refusent la convocation : « Ceux qui ont dit non à l'équipe nationale par le passé restent écartés aujourd'hui aussi. On ne peut pas décider de se soigner soi-même pour ensuite revenir. C'est à nous de décider, en concertation avec les médecins ». Bien sûr, il ne fait pas référence à Federico Chiesa, mais ses propos tombent à point nommé. Après ses refus en octobre et novembre, nombreux sont ceux qui ne veulent pas voir l'ancien joueur de la Juventus et de la Fiorentina revêtir le maillot bleu. D'autant plus après une saison où, à Liverpool, il a joué les figurants : 31 matchs, 3 buts et 3 passes décisives pour un peu plus de 600 minutes au total, avec une moyenne de 21 minutes par match.
GATTUSO A RAISON
La sélection de Chiesa en équipe nationale est un choix impopulaire, mais Gattuso est prêt à en assumer la responsabilité. Face à ses responsabilités, Rino n'a jamais reculé ; s'il a choisi de le convoquer, c'est parce qu'il est convaincu qu'il peut apporter une valeur ajoutée, et non par manque d'alternatives. Et il y a des raisons de le croire. Avec 51 sélections, l'actuel numéro 14 de Liverpool, qui n'a plus porté le maillot bleu depuis les huitièmes de finale de l'Euro 2024 (défaite contre la Suisse), est l'attaquant le plus capé de l'équipe, devant Raspadori (45), Retegui (26), Kean (24), Scamacca (22) et Pio Esposito (5). Au sein de ce groupe, il est le troisième joueur ayant disputé le plus de matches en équipe nationale, derrière Donnarumma (79) et Barella (68) seulement. Un joueur expérimenté, apprécié de ses coéquipiers, qui connaît l’importance des matchs décisifs, et qui est conscient de la délicatesse du moment. Un attaquant doté de qualités que personne d'autre n'a dans l'effectif, qui s'est amélioré à Merseyside, surtout sur le plan mental. Qui, en sortant du banc, peut vraiment faire la différence, par son intensité et sa qualité. Il l'a prouvé cette année avec les Reds. Dans cette équipe d'Italie, pour l'instant, il ne peut pas être titulaire, mais il peut être un atout majeur.
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