La scène avait quelque chose de surréaliste. Liverpool venait de concéder un match nul frustrant contre le relégable Burnley, et les tribunes grondaient. Pourtant, face à la presse, Arne Slot a joué la carte de l'autruche : « Dans ma tête, ce n'étaient pas des sifflets. » Peut-être pensait-il que les fans criaient "Boo-urnley" ? L'heure n'est plus à la plaisanterie.
Le paradoxe est total : Liverpool traverse une série d'invincibilité de 12 matchs, une statistique qui devrait garantir la sérénité. Mais à Anfield, la manière compte autant que le résultat. Le public, sevré du "Heavy Metal Football" de Klopp, ne supporte plus ce jeu de possession stérile incapable de briser les blocs bas. Le nul de samedi n'était pas un accident, c'était la confirmation d'une tendance lourde : Liverpool est devenu une équipe ennuyeuse. Et pour un club bâti sur l'émotion, c'est un péché capital.






