Arne Slot Xabi Alonso GFXGetty/GOAL

Le siège d'Arne Slot devient brûlant : Xabi Alonso est libre et Anfield se prend à rêver

Arne Slot espérait sans doute une soirée tranquille contre Barnsley, pensionnaire de troisième division. À la place, il a eu droit à une nouvelle exposition des carences de son équipe. L'erreur inexplicable de Dominik Szoboszlai — une talonnade ratée dans ses propres six mètres — a offert un but gag aux visiteurs et résumé la fébrilité actuelle des Reds. « C'est un choix bizarre, je préfère garder mon opinion pour moi », a grimacé Slot.

Le score final de 4-1, embelli par les entrées tardives des stars, ne masque pas la réalité : Liverpool a peiné à briser un bloc bas, une habitude cette saison. Mais le vrai problème de Slot ne se trouvait pas sur la pelouse d'Anfield lundi soir. Il se trouvait dans les brèves d'actualité en provenance de Madrid.

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    Alonso : le "coach parfait" est de retour sur le marché

    Il y a huit mois, Xabi Alonso était l'homme le plus courtisé d'Europe. Liverpool le voulait pour succéder à Klopp, mais l'Espagnol avait choisi de rester à Leverkusen avant de filer au Real Madrid. Slot, lui, a fait le job en gagnant le titre, mais l'amour des fans pour Alonso est resté intact.

    Son licenciement brutal par le Real Madrid, victime d'une fronde menée par Vinícius Jr et le vestiaire, ne ternit pas son aura aux yeux des Scousers. Au contraire, il le rend disponible. Pour les supporters de Liverpool, voir Alonso libre alors que leur équipe produit un football stérile est une tentation irrésistible. Slot a eu la chance qu'Alonso ne soit pas libre en novembre, lors de la série noire des Reds. Aujourd'hui, il n'a plus ce luxe.

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  • Liverpool v Barnsley - Emirates FA Cup Third RoundGetty Images Sport

    L'ennui comme ennemi mortel

    Les statistiques plaident pour Slot : son équipe est invaincue depuis 11 matchs. Mais les yeux disent autre chose. Liverpool joue un football de possession stérile qui agace profondément Anfield. « Quand on a 70% de possession, les gens trouvent ça ennuyeux », a admis Slot après le nul contre Arsenal, surpris que ce match soit qualifié de "bonne performance" juste parce qu'ils n'ont pas perdu.

    Le problème est là : Liverpool domine mais ne crée rien. Contre Barnsley, il a fallu des exploits individuels et des frappes lointaines pour s'en sortir. L'intensité du "Heavy Metal Football" de Klopp a disparu, remplacée par une maîtrise soporifique qui ne pardonne pas quand on est à 14 points du leader.

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    Les recrues à 200 M€ : la bouée de sauvetage

    Si Slot survit, ce sera peut-être grâce à ses recrues estivales qui commencent enfin à justifier leur prix exorbitant (plus de 200 M€). Florian Wirtz, malgré un raté initial, a marqué trois fois lors des cinq derniers matchs. Son entente avec Hugo Ekitike, entré en jeu pour dynamiter la fin de match contre Barnsley, est la seule lueur d'espoir dans la grisaille offensive.

    Jérémie Frimpong apporte enfin sa vitesse à droite, et Milos Kerkez a sorti la tête de l'eau face à Saka. Ces éclairs de talent individuel masquent le manque de fond de jeu collectif, mais ils pourraient ne pas suffire à sauver la tête du coach si la manière ne suit pas.

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    Gagner ne suffit plus, il faut séduire

    La deuxième partie de saison de Slot ne se jouera pas seulement aux points, mais à l'émotion. Avec le titre envolé, les fans veulent voir une évolution, un style, une promesse pour l'avenir. Ils toléreront des résultats en dents de scie si le jeu est excitant. Ils ne toléreront plus l'ennui.

    Le danger pour le Néerlandais est clair : s'il continue de proposer ce football "sans saveur", la clameur pour installer Xabi Alonso sur le banc deviendra assourdissante. Slot a gagné le droit d'être respecté avec son titre l'an passé, mais Alonso a le pouvoir de faire rêver. Et dans le football, le rêve gagne souvent à la fin.

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