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L'échec du Real Madrid en Andalousie : faux pas d'un champion ou début de la chute ?

La défaite du Real Madrid face au Real Betis n'était pas qu'une simple perte de trois points dans la course au championnat, mais bien le premier véritable test pour la personnalité du projet de José Mourinho lors de son second mandat.

Après un début parfait durant lequel l'équipe a fait le plein de points lors de ses trois premiers matchs, la chute est survenue en Andalousie sur le score de 1-0, dans une rencontre où le Real Madrid a connu de longues périodes de domination et s'est procuré des occasions, mais où il a manqué de réalisme dans les derniers mètres, au point que Kylian Mbappé a manqué un penalty dans le temps additionnel, tandis que Troy Parrott a inscrit l'unique but du Betis à la 81e minute.

Le problème ne réside donc pas dans la défaite d'un match, mais plutôt dans la manière dont le Real Madrid va gérer sa première chute.

Mourinho lui-même a estimé que son équipe avait livré un bon match, mais le football ne récompense pas la possession et les occasions par des points, ce qui rend les prochaines rencontres plus importantes que le résultat face au Betis lui-même.

  • Mauvais timing

    Et Mourinho n'aura pas droit à un long répit, car quelques jours seulement plus tard, le Real Madrid reçoit l'Inter Milan pour son entrée en Ligue des champions, le mardi 8 septembre, avant d'affronter le Rayo Vallecano en championnat le 12 septembre, puis de se déplacer sur le terrain d'Elche le 15, avant de se rendre au stade Metropolitano pour affronter l'Atlético Madrid dans le derby de la capitale le 20 septembre.

    Par conséquent, la défaite face au Betis est survenue au pire moment ou presque, car la confrontation avec l'Inter n'est pas un simple match européen ordinaire, mais un test face à l'un des grands du continent, et lors d'une occasion qui revêt une signification toute particulière pour Mourinho en personne, lui qui avait conduit le club italien à la Ligue des champions en 2010. 

    De plus, le calendrier de la prochaine phase place le Real Madrid devant 4 matches en 12 jours, dont un match de Ligue des champions et le derby de Madrid.

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  • La crise du milieu de terrain

    Le plus difficile est que Mourinho aborde la confrontation face à l'Inter alors qu'il traverse une véritable crise dans l'entrejeu.

     Arda Güler, Eduardo Camavinga et Bernardo Silva sont tous absents en raison d'une suspension reportée de la saison dernière, tandis qu'Aurélien Tchouaméni souffre toujours de sa blessure et n'a pas encore entamé sa saison.

    Selon Mourinho lui-même, Fede Valverde est devenu quasiment le seul milieu de terrain de premier plan disponible parmi les éléments de l'équipe première, ce qui pourrait le pousser à changer son système de jeu ou à recourir à des joueurs dans des postes inhabituels.

    Jude Bellingham arrive en tête des solutions envisagées, bien que Mourinho préfère s'appuyer sur lui derrière l'attaquant et à proximité de la surface de réparation, compte tenu de ses qualités de buteur.

    L'Anglais pourrait devenir un choix logique pour reculer au milieu, avec la possibilité de lancer Brahim Díaz au poste de meneur de jeu et de conserver le 4-2-3-1.

    Trent Alexander-Arnold figure également parmi les options, Mourinho l'ayant déjà utilisé dans des rôles lui offrant la liberté de se projeter dans la profondeur. L'entraîneur pourrait recourir à un 4-3-3, avec Trent, Valverde et Bellingham au milieu de terrain.

  • L'histoire offre à Mourinho une lueur d'espoir

    En remontant dans le temps, la première défaite de Mourinho lors de son premier mandat avec le Real Madrid fut particulièrement sévère face au Barcelone, sur le score de 5-0 au Camp Nou, le 29 novembre 2010.

    Il était alors facile de considérer cette chute catastrophique comme le début d'une crise pour le projet, mais ce qui s'ensuivit fut tout le contraire.

    Lors des cinq matches suivants, le Real Madrid a signé cinq victoires consécutives : il a battu Valence 2-0, puis balayé Auxerre 4-0 en Ligue des champions, s'est imposé face au Real Saragosse 3-1, a ensuite fait tomber le Séville 1-0, avant de clôturer la série par une déroute infligée à Levante 8-0 en Coupe du Roi, un match au cours duquel Karim Benzema et Cristiano Ronaldo ont chacun inscrit un triplé.

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  • Un véritable avertissement

    Au final, il serait peut-être injuste de placer le nouveau projet de Mourinho sous la guillotine du jugement après une seule défaite, même si la défaite face au Real Betis fut douloureuse et est survenue à un moment qui ne laisse pas beaucoup de place à la sérénité.

    Le Real Madrid n'a pas perdu son projet en Andalousie, et les premières semaines parfaites ne se sont pas transformées en illusion du jour au lendemain, mais l'équipe a reçu son premier véritable avertissement : le chemin ne sera pas pavé de victoires comme il le paraissait au départ.

  • Un tournant décisif

    C'est précisément dans cette situation que se dessinera la nouvelle personnalité du Real Madrid, car les grands projets ne se mesurent pas seulement au nombre de victoires obtenues lorsque tout se déroule comme prévu, mais à leur capacité à se relever lorsque les circonstances se compliquent.

    Mourinho parviendra-t-il à transformer la défaite face au Betis en leçon ? Réussira-t-il à combler les absences sans que l'équipe ne perde son équilibre ? Mbappé, Vinicius et les autres stars sauront-ils assumer la responsabilité de mener la réaction ? Autant de questions qui attendent des réponses.

  • Le début du véritable test

    Au final, si le club merengue sort victorieux de la difficile série de matchs à venir, la nuit andalouse pourrait passer du statut de début de crise à celui de simple chapitre sans lendemain dans une longue saison, et tout le monde y verra peut-être par la suite le moment qui aura prouvé la force de caractère de l'équipe.

     En revanche, si les erreurs se répètent, si les difficultés persistent face aux adversaires et si la fragilité du projet apparaît sous la première véritable pression, alors la défaite contre le Betis deviendra plus qu'un simple faux pas ; elle deviendra le premier signe que la nouvelle construction n'est pas encore achevée et que le seul nom de Mourinho ne suffit pas à redonner son prestige au Santiago Bernabéu.

    Au final, personne ne peut savoir à ce stade si ce qui s'est passé en Andalousie n'est qu'un faux pas passager ou le début de la chute, mais une chose est désormais certaine : le véritable test du projet de Mourinho a commencé après le coup de sifflet final du match contre le Betis, et non avant.

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