Le climat s’est brutalement tendu entre l’Olympique de Marseille et les autorités parisiennes. À l’approche du déplacement au stade Jean-Bouin, le club phocéen a décidé de sortir du silence et de passer à l’action, refusant de laisser ses supporters à l’écart.
AFP
AFPDéplacement interdit à Paris : la colère monte à Marseille
Lundi, l’Olympique de Marseille a publié un communiqué ferme. En cause, l’arrêté de la Préfecture de police de Paris interdisant la venue des supporters marseillais pour la rencontre face au Paris FC, programmée samedi à 17h dans le cadre de la 20e journée de Ligue 1. Une décision que le club juge incompréhensible et profondément injuste.
À Marseille, cette interdiction passe mal. D’autant plus que le match aller, disputé le 25 août dernier à l’Orange Vélodrome, s’était déroulé avec la présence des supporters parisiens, sans le moindre incident, et s’était soldé par une victoire marseillaise (5-2).
AFPL’OM dénonce une décision injuste et déséquilibrée
Dans son communiqué officiel, le club ne cache pas son amertume. « L’Olympique de Marseille a pris connaissance de l’arrêté pris par la Préfecture de police de Paris interdisant la circulation et l’accès au stade à toute personne se prévalant de la qualité de supporter de l’OM à l’occasion de la rencontre face au Paris FC, programmée ce samedi dans la capitale. Le club regrette vivement cette décision, qui prive une nouvelle fois ses supporters de la possibilité de suivre leur équipe lors d’un déplacement officiel. L’Olympique de Marseille rappelle son attachement constant à ce que ses supporters puissent suivre le club partout, en France comme à l’étranger, dans un cadre organisé et sécurisé », a d’abord indiqué le club phocéen.
Le message est clair. L’OM estime que ses fans paient une nouvelle fois le prix de décisions administratives qu’il juge excessives.
AFPLe principe de réciprocité au cœur du débat
Marseille insiste sur un point précis : l’absence de réciprocité. « À ce titre, l’OM tient à souligner qu’à l’occasion du match aller disputé à l’Orange Vélodrome en août dernier, les supporters du Paris FC avaient été autorisés à effectuer le déplacement et à assister à la rencontre, sans qu’aucun incident ou débordement ne soit constaté. Le club s’interroge dès lors sur l’absence de mise en œuvre du principe de réciprocité à l'occasion du match de ce samedi », ajoute la note officielle.
Pour les dirigeants phocéens, le football ne peut pas se vivre sans ses tribunes. Le club le rappelle sans détour :
« Le football ne peut pas se concevoir sans supporters, et leur présence au stade constitue une partie de l'âme de ce sport. La restriction répétée de leur déplacement interroge, dès lors qu’elle peut fragiliser l’esprit des valeurs que le football est censé porter : passion, ferveur, équité et communion autour du jeu ».
AFPL’OM lance une offensive juridique
Face à cette situation, l’Olympique de Marseille ne compte pas rester passif. Le club a décidé d’engager des démarches juridiques afin de faire annuler l’arrêté préfectoral.
« Convaincu que des solutions encadrées et proportionnées peuvent être trouvées, l’Olympique de Marseille a déposé un recours afin que cette décision puisse être réexaminée et que ses supporters soient autorisés à effectuer ce déplacement », a fait savoir le club du Sud de la France.
La direction marseillaise va même plus loin. « Le club entend user de l’ensemble des voies de recours à sa disposition pour défendre ce principe fondamental et continuer à porter la voix de ses supporters ».
AFPUn appel aux autorités et à la responsabilité collective
Malgré la fermeté du ton, l’OM se dit prêt à dialoguer. « L’OM en appelle à la responsabilité de l’ensemble des acteurs concernés et demeure disponible pour travailler, comme il l’a toujours fait, en étroite collaboration avec les autorités compétentes afin de garantir la sécurité de tous », conclut le communiqué.
Un dossier sensible, qui dépasse le simple cadre sportif. À quelques jours du coup d’envoi, la bataille se joue désormais aussi sur le terrain juridique.



