À la veille du match de championnat contre la Fiorentina, l'entraîneur de l'Inter, Cristian Chivu, a répondu aux questions des journalistes présents lors de la conférence de presse habituelle à Appiano Gentile.
AFPTraduit par
Inter, Chivu : « Thuram ? Il est temps que chacun assume ses responsabilités. Le silence médiatique ? Pas d'excuses. »
LA PREMIÈRE QUESTION
À quel genre de match vous attendez-vous ?
« Nous sommes en forme, nous avons eu une semaine pour nous préparer et nous saurons aborder ce match. »
TOUJOURS SOUS PRESSION
Ressentez-vous la pression exercée par Naples ?
« Le football, c'est la pression, et personne n'a jamais écarté définitivement ses poursuivants de la course au titre. À l'ère des trois points, tout est possible. Nous sommes conscients des ambitions des autres équipes, qui pensent à juste titre être compétitives. »
CE QUI MANQUE
On a toujours l'impression qu'il manque quelque chose, il n'y a pas l'euphorie qu'on aurait normalement pour une équipe en tête du classement avec une telle avance. Pourquoi, selon vous ?
« Nous n’avons jamais pensé à l’écart au classement. Il reste 27 points à prendre, nous nous concentrons sur notre compétitivité. Nous avons un avantage, mais nous devons penser à nous-mêmes et à ce que nous avons bien fait, en donnant de la continuité à nos ambitions. »
FIN AU SILENCE
Quel sentiment vous a poussé à garder le silence après le match Inter-Atalanta, et pourquoi reprenez-vous la parole aujourd’hui ?
« Demandez au service de presse, ce sont eux qui ont insisté. C'était une décision prise collectivement à la suite de ce qui s'est passé sur le terrain. Mais je préfère toujours parler de football et ne pas m'attarder sur des choses qui pourraient servir d'alibis. Nous avons commis des erreurs lors de ce match, nous nous sommes demandé ce que nous aurions pu mieux faire. »
BAISSE PHYSIOLOGIQUE
Pour la première fois depuis son arrivée, l'Inter reste sur trois matchs sans victoire. Est-ce uniquement dû à l'absence de Lautaro ou y a-t-il un certain relâchement ?
« C’est un peu tout ça à la fois. C’est tout à fait normal, il arrive d’avoir des moments moins brillants que d’habitude, mais nous devons aussi regarder ce que nous avons obtenu. Nous avons pris un point d’avance sur le Milan. Nous devons nous concentrer sur les progrès et ce qu’il faut retrouver, sans jamais perdre de vue notre chemin et notre parcours. »
SU THURAM
A-t-il un conseil à donner à Thuram ?
« Comme tous les autres, il peut faire mieux ; il s'efforce d'apporter sa contribution à l'équipe. Il n'y a plus de conseils à donner ; en ce moment, ce sont toutes des finales et chacun doit assumer ses responsabilités. »
QUESTION NATIONALE
Comment va Bastoni ? La sélection nationale risque-t-elle de déconcentrer ses joueurs ?
« Ils représentent l'Inter, ils auront ensuite le temps de représenter l'équipe nationale. Pour l'instant, on se concentre sur le club, puis ceux qui iront en équipe nationale auront la possibilité de se préparer au mieux pour le match. Bastoni n'est pas convoqué pour demain, mais il rejoindra l'équipe nationale. »
BODO ÉLIMINÉ
Avez-vous des regrets concernant la Ligue des champions ?
« Si je repense à ce qui s'est passé il y a un mois, je gaspille mon énergie pour le présent. »
BONNY N'EST PAS AU MIEUX DE SA FORME
Comment va Bonny ? Le sélectionneur national a évoqué un problème dentaire.
« Il arrive souvent des choses, nous sommes là pour y remédier. Il a eu un problème dentaire, il va mieux, mais nous allons le soigner pendant la trêve. »
CONFIANCE ENVERS LE GROUPE ET L'ÉQUIPE
Comment voyez-vous l'équipe ? Craignez-vous qu'elle ne subisse ces pressions comme par le passé ?
« Notre saison témoigne d’une équipe très mature, qui a envie de se racheter après le parcours effectué ces dernières années. Il nous reste neuf matchs à disputer, nous devons donner le meilleur de nous-mêmes. Ils l’ont fait par le passé, je suis donc conscient et confiant qu’ils le feront encore à l’avenir. »