José Mourinho n’a rien perdu de sa répartie légendaire et ne manque presque jamais de répondre à ses détracteurs. Mercredi, à la veille du barrage de Ligue Europa contre Anderlecht, l’entraîneur de Fenerbahçe a répondu à Mauro Icardi avec une ironie mordante. L’attaquant argentin de Galatasaray l’avait qualifié de « pleureur » après que le coach portugais s’est plaint des décisions arbitrales qu’il juge favorables au rival stambouliote.
GOAL/Getty
Getty/InstagramUn échange piquant entre Mourinho et Icardi
Tout est parti d’une publication de José Mourinho sur les réseaux sociaux. L’ex-coach du Real Madrid et de Chelsea avait salué avec ironie le parcours de l’équipe portugaise au Mondial de handball, en l’illustrant avec une photo d’une main non sifflée dans la surface de Davinson Sanchez, défenseur de Galatasaray.
Une pique qui n’a pas échappé à Mauro Icardi, qui a alors répliqué en appelant Mourinho "The Crying One"("Le pleureur"), en référence au surnom qui avait été attribué au technicien portugais en Espagne.
AFPMourinho et sa réponse cinglante
Face aux journalistes, mercredi, José Mourinho a profité de l’occasion pour répondre avec son style habituel, utilisant une pointe de sarcasme en évoquant l’expression « GOAT », qui peut signifier à la fois « meilleur joueur de tous les temps » et « chèvre » en anglais.
« Je suis sûr que je suis un 'Special One', pas le 'Special One'. Avec une carrière de 25 ans, avec 26 titres et pas avec un seul match. Ma carrière ne se définit pas par un seul match. Ma carrière est une carrière de 25 ans. Par rapport aux commentaires et aux publications d’Icardi... Icardi est un GOAT et je refuse de commenter les mots d'un GOAT. Il est trop grand, je ne commente pas », a indiqué l’ancien entraîneur de Manchester United.
GettyUn Mourinho fidèle à lui-même
Depuis son arrivée à Fenerbahçe l’été dernier, José Mourinho n’a pas changé. Connu pour ses provocations, il critique régulièrement l’arbitrage turc, qu’il estime défavorable à son équipe et trop indulgent envers Galatasaray, leader du championnat avec un match en retard et trois points d’avance.
En novembre dernier, il avait déjà allumé un arbitre responsable du VAR et dénoncé un « système » en faveur de son rival : « On joue contre un système. Et jouer contre un système est la chose la plus difficile ».
Mourinho continue donc d’appliquer sa recette habituelle : répondre aux critiques avec ironie et attaquer ses adversaires pour mettre la pression. Une stratégie bien connue du "Special One", qui semble toujours autant maîtriser l’art de la provocation.