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Exclu GOAL - Champion’s Cup Rekupo : quand le foot rime avec passion et engagement écologique

Créée à Marseille en 2010, la Champion’s Cup Rekupo est devenue un rendez-vous incontournable du football amateur. Avec des milliers de jeunes joueurs réunis chaque année et une dimension écologique intégrée, l’événement dépasse le simple cadre sportif et marque durablement les participants.

  • Une compétition en constante expansion

    Créée à Marseille par Jean-Christophe Marquet, la Champion’s Cup Rekupo s’adresse aux catégories U9 et U11 masculins ainsi qu’aux U13 féminines. Depuis ses débuts, la compétition a connu un développement impressionnant. En 2010, 60 clubs de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur participaient. Aujourd’hui, ce sont 650 clubs de toute la France Métropolitaine et des DOM-TOM qui se retrouvent pour tenter leur chance. La finale se joue depuis trois ans à l’Allianz Riviera de Nice, avec l’intégration de clubs professionnels lors des phases finales.

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    Fabien Laurenti : une vision du football qui va au-delà du terrain

    Dans une interview exclusive accordée à GOAL France, Fabien Laurenti, ancien joueur de l’OM, Lens et Brest, revient sur l’évolution de la compétition :

    « Oui, c’est vrai que la Champion’s Cup avec Rekupo a pris de l’ampleur ces dernières années. Le but de la compétition, c’est de pouvoir offrir aux enfants une compétition unique qui allie à la fois le football et l’écologie avec notre partenaire Rekupo. Ce qui est bien aussi, c’est de sensibiliser ces enfants-là aux bons gestes à avoir en ce qui concerne notre planète.

    Effectivement, elle a évolué, elle a continué d’évoluer à partir du moment où on s’est développé à travers la France entière. Aujourd’hui, nous en sommes à faire neuf étapes à travers la France, plus une étape en métropole ainsi qu’en Martinique.

    Donc c’est important pour nous de pouvoir grandir comme ça avec l’aide de nos partenaires et nous sommes très heureux de pouvoir le faire. »

  • Repérer les talents de demain

    En tant que manager de la Team France U12, Fabien Laurenti explique comment identifier les jeunes joueurs prometteurs :

    « C’est vrai qu’avec le staff d’observateurs, on est attentif à tout. Alors effectivement, la technique rentre forcément en jeu, mais pas que. Il y a l’attitude globale sur le terrain. On se renseigne aussi auprès des coachs, on se rapproche des entraîneurs des équipes pour savoir quelle est l’attitude également en dehors du terrain. Donc on fait vraiment attention à tout ça. On échange aussi avec l’école.

    On prend donc énormément de critères en compte. Mais c’est vrai qu’à cet âge-là, quand un joueur est au-dessus du lot, on le repère très vite. C’est comme ça qu’on crée notre sélection au départ, avec une soixantaine de joueurs, pour réduire ensuite, avec tout le staff, à une trentaine de joueurs afin d’organiser le premier stage de la Team France en début de saison, au mois de septembre. Puis, au fur et à mesure, on affine pour arriver à un groupe de 12 à 16 joueurs, afin de participer à des tournées, des tournois ou des matchs amicaux face à des clubs professionnels.

    Cela permet vraiment de récompenser les meilleurs joueurs qui ont disputé la Champion’s Cup la saison précédente. Ça leur offre aussi l’opportunité de poursuivre ce rêve à travers cette Team France. C’est une manière de valoriser leur saison.

    On prend énormément de plaisir à suivre ces joueurs sur un an. Et chaque année, on renouvelle l’expérience. »

  • Un tremplin vers le football professionnel

    Voir des joueurs comme Wesley Fofana, Axel Tape ou Mohamed Simakan passés par la compétition est une source de satisfaction :

    « Oui, ça fait forcément plaisir de les voir évoluer chez les pros. Après, on va quand même faire preuve d’un peu d’humilité. Ce n’est pas grâce à la Champion’s Cup Rekupo que ces joueurs-là sont devenus professionnels. Mais pour nous, personnellement, c’est une satisfaction. C’est toujours sympa de voir un gamin qui a participé à notre événement réussir à devenir pro par la suite.

    Après, vous le savez, aujourd’hui, les joueurs sont suivis très, très tôt par les clubs professionnels et, avec beaucoup de recul, ils n’ont pas besoin de nous pour les repérer. Mais nous, à titre personnel, c’est toujours gratifiant de voir que des joueurs qui ont participé à la Champion’s Cup, ou que nous avons notamment eus dans la Team France, puissent évoluer un peu plus tard chez les professionnels. »

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    L’Allianz Riviera, un décor de rêve

    Selon Fabien Laurenti, disputer la finale dans un stade de Ligue 1 offre aux enfants une expérience inoubliable :

    « C’est vrai que c’est exactement ce que l’on recherche : marquer les enfants à travers cette expérience-là et faire en sorte qu’ils s’en souviennent toute leur vie. Effectivement, vous savez, quand on a 10 ans et qu’on a la chance de disputer la finale d’un tel événement dans un stade professionnel, d’être habillé un peu dans des conditions de pro aussi, c’est, pour nous organisateurs, un aboutissement, parce qu’on se met à la place de ces enfants et on se dit que, nous aussi, à leur âge, on aurait aimé vivre ce genre de moment.

    C’est vraiment pour cela que le projet a été lancé par Jean-Christophe Marquet. Et c’est vrai que c’est important pour nous de l’organiser dans ce lieu, parce que cela représente énormément de choses. Aux yeux des enfants, c’est une chance de pouvoir le faire. Et à chaque fois que cela se déroule, on voit énormément d’étoiles dans leurs yeux, et c’est très, très important pour nous. »

  • Football et écologie : une alliance essentielle

    La Champion’s Cup Rekupo intègre également un volet environnemental. L’ancien joueur de Lens explique comment les jeunes réagissent-ils à cette initiative :

    « Oui, effectivement, nous avons estimé qu’il était important de le faire et que l’association du football et de la sensibilisation à l’environnement avait du sens. Les jeunes footballeurs qui participent à la Champion’s Cup Rekupo sont les acteurs de demain : ce sont eux qui auront l’avenir entre leurs mains et les bons gestes à adopter pour la planète.

    Nous trouvions donc essentiel, et surtout cohérent, d’associer les deux. Les enfants réagissent très, très bien et sont très contents à la fin du parcours. Il s’agit d’un atelier d’une dizaine de minutes, avec un quiz final.

    Et autant les enfants que les parents — qui peuvent également venir écouter et observer ce qui se passe — sont très agréablement surpris. On apprend énormément de choses.

    Les clubs sont vraiment très heureux de cette initiative et nous avons trouvé très pertinent de pouvoir allier ces deux dimensions. »

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