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Como Lipsia Champions LeagueGetty Images

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Débuts de rêve pour Côme : l’équipe de Cesc Fabregas écrase le RB Leipzig pour annoncer son arrivée sur la scène de la Ligue des champions

  • Une ascension fulgurante de la Serie B au sommet européen

    Il y a exactement quatre ans, le 10 septembre 2022, Côme végétait dans la moitié basse de la Serie B, subissant une défaite démoralisante 2-0 à domicile face à Sudtirol. Avance rapide jusqu’au 10 septembre 2026, et la transformation tient du miracle. Les Lariani ne se sont pas contentés de participer à leur premier match de Ligue des champions ; ils l’ont dominé, écartant un cador comme le RB Leipzig avec une performance dont on se souviendra pendant des décennies.

    Fabregas avait passé la semaine à minimiser l’importance de l’événement, déclarant aux journalistes avant la rencontre : « Face à Leipzig, ce sera un match comme un autre. » Ce coup de maître psychologique a clairement déteint sur les joueurs, qui n’ont montré aucun signe de trac face à une équipe allemande incontournable dans cette compétition. Alors que Leipzig semblait déstabilisé par l’atmosphère et l’intensité de l’équipe à domicile, Côme a joué avec une clarté et une détermination qui laissaient penser que le club avait sa place parmi l’élite européenne.

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  • Como 2-1Getty Images

    Baturina et Diao brillent lors d’une prestation dominatrice

    Alors qu’une grande partie des discussions d’avant-match se concentrait sur le génie créatif de Nico Paz, ce sont d’autres stars qui ont volé la vedette lors de cette soirée historique. Paz, bien qu’il ne soit pas encore à 100 % de sa forme physique, a tout de même réussi à afficher toute sa classe en délivrant deux passes décisives cruciales, mais la soirée a appartenu à Martin Baturina. Le meneur de jeu croate a inscrit le tout premier but de Como en Ligue des champions sur un pur moment de magie, en profitant d’un astucieux centre en retrait de Tasos Douvikas avant de conclure avec une précision clinique.

    Aux côtés de Baturina, Assane Diao a aussi brillé, lui dont la trajectoire de carrière à Como a été faite de hauts et de bas. Après une brillante première saison, suivie d’une période difficile marquée par des blessures l’an dernier, Diao a semblé retrouver jeudi son meilleur niveau, celui qui faisait tant de dégâts. Il a été pratiquement impossible à marquer sur son aile, provoquant sans cesse la défense de Leipzig et la forçant à reculer, avant de couronner sa prestation en expédiant le troisième but de Como à la 54e minute, servi par Paz. Associée à l’activité incessante et au réalisme de Tasos Douvikas, qui a démontré à la fois son instinct de buteur et sa capacité à faire jouer les autres comme un numéro neuf moderne, l’attaque de Como a semblé être l’une des plus redoutables de la compétition. Entré en jeu, Máximo Perrone a donné encore plus d’ampleur au score en reprenant une passe en profondeur de Nico Paz dans le temps additionnel pour porter le score à 4-1.

  • Maîtrise tactique et le modèle Fabregas

    La fluidité du jeu de Côme a été un témoignage du travail du staff technique, chaque mouvement semblant chorégraphié par Fabregas depuis la ligne de touche. Il ne s'agissait pas d'une équipe venue pour reculer et défendre afin d'arracher un match nul, mais d'un groupe qui voulait étouffer son adversaire. L'organisation tactique a fait en sorte que Leipzig ne puisse jamais s'installer avec le ballon, le bloc médian de Côme se transformant en un pressing féroce dès qu'un déclencheur était activé.

    C'est cette mentalité de « grand club » qui a le plus impressionné les observateurs. Même lorsque Leipzig a tenté de revenir en seconde période, Côme n'a pas paniqué. Au contraire, l'équipe a redoublé de fidélité à ses principes, en s'appuyant sur sa supériorité technique pour ressortir sous pression. La manière dont l'équipe gère le ballon, en utilisant des échanges courts et tranchants pour déplacer l'adversaire sur la largeur avant de trouver une passe verticale décisive, est devenue l'une des marques de fabrique de l'ère Fabregas.

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  • Un nouveau phare pour le football italien sur le continent

    Pour les supporters du football italien, la performance de Côme a été une bouffée d’air frais, suscitant inévitablement des comparaisons avec les grandes années de l’Atalanta de Gian Piero Gasperini. Cela faisait longtemps qu’un représentant de la Serie A n’avait pas abordé une rencontre européenne avec une telle agressivité débridée et de telles intentions offensives. Cette équipe de Côme incarne une nouvelle ère pour le calcio, définie par le courage, la maîtrise technique et un refus de se laisser intimider par l’ordre établi. Elle est une véritable vitrine de la progression du football italien, en offrant un modèle sur la manière dont les plus petits clubs peuvent rivaliser au plus haut niveau grâce à un recrutement intelligent et à une identité de jeu bien définie.

    Alors que la phase de ligue vient tout juste de commencer, le reste de l’Europe prêtera certainement attention aux résultats obtenus au Stadio Sinigaglia. Le club est passé du statut de projet intrigant à celui de réalité terrifiante pour n’importe quel adversaire. Alors qu’il se prépare à ses prochaines confrontations nationales contre Parme et la Roma, Fabregas tiendra à ce que son équipe garde les pieds sur terre, mais on peut pardonner aux supporters de voir grand.