C'est l'heure du choix, ou presque. Qualifié in extremis face à Monaco, le Paris Saint-Germain a validé son ticket pour la suite de la compétition reine. Le tirage au sort, prévu ce vendredi, n'offre que deux possibilités : les Blues de Chelsea ou les Blaugranas du FC Barcelone. Sur le papier, le Barça fait figure d'épouvantail avec une campagne solide dans les différentes compétitions, tandis que Chelsea, en reconstruction, semble plus abordable. Pourtant, à y regarder de plus près, la réalité tactique pourrait être bien différente, comme l'a souligné Samir Nasri.
Getty
Getty Images SportLe Barça, un colosse aux pieds d'argile ?
Pour l'ancien international français, interrogé sur le plateau du Canal Champions Club, il n'y a pas photo : "Il vaudrait mieux Barcelone". Une déclaration surprenante au premier abord, mais étayée par une analyse lucide des faiblesses catalanes. Si l'équipe de Hansi Flick impressionne offensivement, elle affiche des largesses défensives inquiétantes. "Le Barça est capable de jouer le hors-jeu dans le camp adverse, ça je ne l'ai jamais vu de ma vie", ironise Nasri. Face à la vitesse des attaquants parisiens, cette prise de risque maximale et les espaces laissés dans le dos de la défense pourraient s'avérer suicidaires pour les Espagnols.
Getty Images SportChelsea, le piège tactique de Rosenior
A contrario, Chelsea présente un profil plus retors. Depuis l'arrivée de Liam Rosenior, les Blues ont retrouvé une solidité et une cohérence tactique. Moins flamboyants que le Barça, ils sont surtout plus imprévisibles et mieux armés pour "fermer" le jeu. Nasri met en garde contre cet adversaire qui pourrait être "un peu plus difficile" à manœuvrer, notamment grâce à la connaissance pointue qu'a Rosenior (ex coach de Strasbourg) de l'effectif parisien. Le bloc compact et discipliné des Anglais correspond typiquement au genre d'opposition qui frustre le PSG de Luis Enrique.
AFPL'avantage Luis Enrique face à son ancien club
Un autre facteur pèse lourd dans la balance : l'entraîneur parisien. Luis Enrique connaît le Barça par cœur. Sa culture, ses failles mentales, ses automatismes... rien ne lui échappe. Affronter Barcelone, c'est jouer sur un terrain connu, où l'avantage stratégique penche du côté du banc parisien. Exploiter la friabilité mentale d'un club traumatisé par ses récents échecs européens est une carte maîtresse que le coach espagnol saurait abattre au bon moment.
AFPLe verdict de la raison et du cœur
Si la raison désigne Chelsea comme l'adversaire au "plafond" le moins élevé, la logique sportive et tactique pourrait bien donner raison à Samir Nasri. Le style ouvert du Barça convient mieux aux qualités de percussion du PSG que le verrou anglais. Éliminer un géant comme Barcelone aurait en outre une vertu psychologique immense pour la suite de la saison. Entre un piège tactique fermé et un duel de prestige ouvert, Paris a peut-être intérêt à choisir la lumière, quitte à se brûler, plutôt que l'ombre d'un match cadenassé.



