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Autriche-Argentine : les notes de CM. Messi, une légende ; Lautaro, son fidèle lieutenan. Rangnick tient son rang

ARGENTINE - AUTRICHE


ARGENTINE


E. Martínez 6 : Peu sollicité en première période, il a repoussé avec autorité le coup franc de Sabitzer.


Molina 6 : il couvre son couloir sans trop s’exposer, jouant presque comme un troisième central et laissant l’impulsion offensive à Medina.


Romero 6 : souvent rugueux et direct, il ne prend aucun risque ; Scaloni le devine et le remplace (57e : Otamendi 5,5 : surpris par Danso dans un duel aérien en fin de match, il offre presque l’égalisation à l’Autriche).


Li. Martinez 6,5 : assurance et solidité au cœur de la défense, Gregoritsch et Arnautovic ne lui posent guère de problèmes.


Medina 6,5 : il monte sans relâche sur le côté gauche et offre à Messi la passe décisive du but d’ouverture. Il se dispute avec Laimer avant son remplacement (81^e, Tagliafico sv)


De Paul 6 : toujours partant pour un échange verbal ou un duel physique, parfois un peu trop même. Mais avec l’Argentine et Messi, il apporte ce petit plus. Sort complètement épuisé (remplacé à la 81e par Paredes, sans note)



Enzo Fernández 6,5 : entré à la demi-heure de jeu, il a bien combiné avec Messi sans toutefois conclure ; il a ensuite lancé Medina vers l’ouverture du score et s’est aussi montré sur l’occasion de Nico González.


Mac Allister 6 : le moins visible du milieu argentin, il se montre pourtant indispensable par son pragmatisme, sa capacité à faire circuler le ballon et son abnégation défensive.


Almada 6 : plus vif que contre l’Algérie, il s’essouffle toutefois progressivement malgré son implication dans l’action menant à l’ouverture du score. Son abattage défensif est notable, même s’il ne possède pas encore la palette technique d’un Di María en 2022. (à la 65e minute, Nico González 6,5 : il frôle le doublé d’abord de la tête puis du pied et s’intègre parfaitement, à l’opposé de Julián Álvarez).


Messi 7,5 : il sert Lautaro de manière magistrale, mais rate un penalty qui aurait pu offrir l’avantage à son équipe et lui permettre d’établir un record en Coupe du monde. C’est son troisième tir au but manqué dans la compétition, après ceux contre l’Islande et la Pologne. Il se fait ensuite hypnotiser par Schlager en face à face, grâce à une subtile touche d’Alaba, avant de délivrer une passe décisive géniale à Enzo Fernández et de se heurter de nouveau au gardien autrichien et à l’ancien joueur du Real. Son rendez-vous avec l’histoire est seulement reporté : une frappe chirurgicale du gauche sur une passe décisive de Medina, et le ballon est au fond des filets. Dans les dernières minutes, sa ténacité paye : 17e et 18e buts en Coupe du monde, il dépasse Klose et établit le record absolu de la compétition, tout en égalant la série de six matchs consécutifs avec au moins un but. Cinq buts sur les cinq inscrits par l’Argentine dans ce Mondial, un jeu de jambes toujours aussi impressionnant, une technique raffinée et une endurance à toute épreuve : la légende est en marche. Il célèbre en avance son 39e anniversaire en grande pompe. Profitons-en.


Lautaro Martínez 6,5 : l’attaquant interiste démarre fort, gagne le penalty que Messi gaspille, puis offre une passe décisive en profondeur mal conclue par le capitaine. Un brin nerveux en fin de première période, il reste toutefois le parfait lieutenant du roi Lionel, au point que Scaloni le préfère à Alvarez. Il cède sa place à son coéquipier de l’Atlético Madrid. (À partir de la 64e, Alvarez 5,5 : il entre mais passe inaperçu, touche très peu de ballons et n’est pas à la hauteur de la prestation de « El Toro », mais il participe au deuxième but de « La Pulga », même si son action n’est pas validée.)


Scaloni 6,5 : nombreux errements de son équipe en première période, mais un effectif d’une qualité exceptionnelle. Il a eu raison de choisir Lautaro en pointe, tant son entente avec Messi est évidente. Bon choix aussi d’introduire Nico González, qui profite de l’assist du numéro 10 ; une véritable équipe qui vise un deuxième Mondial consécutif.



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  • AUTRICHE :

    A. Schlager 6,5 : Messi a manqué son penalty, mais le gardien autrichien s’était jeté du bon côté. Il a ensuite de nouveau hypnotisé le numéro 10 argentin sur une sortie, avant de se montrer prompt face à Enzo Fernández. Il ne peut toutefois rien faire sur le but de Messi.


    Laimer 6,5 : véritable moteur sur le côté droit, il met souvent en difficulté les défenseurs argentins. En fin de match, il s’énerve contre Medina et écope d’un carton jaune.


    Posch 5 : en défense, il fauche d’emblée Lautaro dans la surface par un tacle imprudent ; en attaque, il apporte un plus sur les têtes, comme sur l’occasion de Sabitzer. Dommage qu’il soit défenseur : il écope d’un carton jaune pour son mauvais tacle sur Almada. (à partir de la 68e, Prass 6 : il semble plus sûr que son coéquipier, mais manque de chance lors du rebond final qui conduit au deuxième but de Messi)


    Danso 5,5 : en retard sur les ballons en profondeur, il prend des risques face à Messi avant de se rattraper in extremis et d’offrir, d’une déviation, une occasion d’égaliser.


    Alaba 6,5 : il sauve les meubles d’un tacle réflexe devant Messi, puis répète l’exploit en repoussant sur la ligne une nouvelle tentative du capitaine argentin. À partir de la 67e minute, Friedl 5,5 : il entre pour apporter un souffle offensif mais reste trop discret.


    X. Schlager 6,5 : omniprésent au milieu de terrain et en défense, il couvre une grande partie du terrain.


    Seiwald 6,5 : il récupère le ballon et construit le jeu avec beaucoup de régularité et de qualité.


    Schmid 6,5 : technique raffinée et engagement constant, mais un manque de concrétisation. Talent et grande vision du jeu, assortis d’une solide couverture défensive ; il devrait se montrer plus audacieux dans les trente derniers mètres. (à partir de la 78^e minute, Wimmer 6 : il manque l’occasion d’égaliser en fin de match malgré un excellent débordement).


    Wanner 5,5 : il sert Sabitzer d’une belle passe lors de la première occasion autrichienne, multiplie les déplacements et varie les positions sur le front offensif, mais sans créer suffisamment de danger. (à partir de la 68^e, Arnautovic 5,5 : on attend davantage de présence de la part d’un joueur doté d’une telle technique et d’une telle personnalité, mais il reste trop discret).


    Sabitzer 6,5 : il a l’occasion d’ouvrir le score mais son tir est contré ; c’est le plus vif des attaquants et il met Dibu en difficulté sur un coup franc. Belle action sur la droite avec un centre pour Gregoritsch, qui rate sa frappe.


    Gregoritsch 5,5 : meneur de jeu offensif et point d’appui pour ses coéquipiers, il se bat et se sacrifie énormément, comme le lui demande Rangnick, mais il ne se montre jamais dangereux. Il a une occasion de la tête mais la gâche lamentablement. (à partir de la 85e, Chukwuemeka sv)



    Rangnick 6,5 : son équipe connaît un départ laborieux avant de se restructurer et de montrer sa maîtrise collective. Plus solide que l’Argentine après le penalty manqué par Messi, elle cède toutefois sur un exploit de « laPulga ». La construction est soignée et l’engagement est réel, mais un constat s’impose : les Autrichiens tentent trop rarement leur chance au but.




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