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Winners and losers of the weekend GFX GOAL

Arsenal fonce, Lens surprend, Celtic inquiète : le bilan du week-end européen

La situation reste extrêmement serrée en tête de la Serie A. Tandis que la Juventus et la Roma ont laissé filer des points, l’Inter, l’AC Milan et Naples ont tous fait le plein. Résultat : les Nerazzurri conservent une courte avance d’un point sur les Rossoneri, et de deux longueurs sur les champions en titre dirigés par Antonio Conte.

En France, Lens continue de mettre la pression sur le Paris Saint-Germain dans la course au titre, alors que Marseille a perdu du terrain sur les deux leaders dans un contexte pour le moins auto-infligé. Au Portugal enfin, le Sporting CP a également payé cher son indiscipline, se retrouvant désormais à sept points du FC Porto.

Alors, quels ont été les grands gagnants et les grands perdants du dernier week-end de football européen ? GOAL fait le point.

  • Leeds United v Manchester United - Premier LeagueGetty Images Sport

    PERDANT : Ruben Amorim

    En décidant d’exposer publiquement ses frustrations, Ruben Amorim a précipité une situation déjà fragile. Quelques jours après qu’Enzo Maresca a fragilisé sa position à Chelsea par des déclarations similaires, le technicien portugais a, à son tour, choisi de régler ses comptes en public. La veille de Noël, il laissait entendre que Manchester United ne lui donnerait ni le temps ni les moyens nécessaires pour imposer son 3-4-3. Dimanche, après le nul à Leeds, il est allé plus loin, affirmant ne pas avoir la main sur les décisions sportives majeures.

    Amorim a insisté sur une distinction claire : il se voyait comme un « manager » à l’anglaise, pas comme un simple entraîneur, rappelant que son mandat était limité à 18 mois, quoi qu’il arrive. Un discours ferme, presque fataliste, qui a surtout acté la rupture avec sa direction.

    La conséquence a été immédiate : la recherche de son successeur est désormais lancée, à peine plus d’un an après son arrivée. Dans un contexte normal, le changement aurait sans doute eu lieu plus tôt, tant les résultats et les choix tactiques ont agacé supporters et observateurs. Mais Jim Ratcliffe et le groupe INEOS avaient longtemps maintenu leur confiance, après avoir beaucoup investi pour l’attirer.

    Cette sortie médiatique a visiblement été la goutte de trop. Reste que les supporters ne sont pas dupes : Amorim n’est pas seul responsable du marasme actuel. Depuis la prise de contrôle sportive par INEOS, les décisions contestables se sont accumulées à Old Trafford. Et rien n’indique, à ce stade, que la prochaine nomination sera celle qui remettra enfin le club sur les rails.

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  • Bournemouth v Arsenal - Premier LeagueGetty Images Sport

    GAGNANT : Arsenal

    Sans être toujours brillants dans le jeu, les Gunners avancent avec une efficacité redoutable. Depuis leur défaite face à Aston Villa il y a un mois, les prestations n’ont pas toujours convaincu, hormis une seconde période très aboutie lors du récent 4-1 contre ce même adversaire. Mais l’essentiel est ailleurs : Arsenal a creusé l’écart en tête de la Premier League et compte désormais six points d’avance.

    Les coups de pied arrêtés, quelques buts contre leur camp favorables et les faux pas inattendus de Manchester City face à Sunderland et Chelsea ont aidé. Mais le vrai signal fort se situe dans l’état d’esprit. Longtemps accusé de craquer dans les moments clés, Arsenal affiche cette saison une solidité mentale qui tranche avec le passé.

    Après la victoire 3-2 à Bournemouth, portée par un Declan Rice omniprésent, Mikel Arteta a insisté sur la « personnalité » et la « présence » de son groupe. Un discours mesuré, mais révélateur. Sans l’affirmer ouvertement, Arsenal sait que le titre qu’il poursuit depuis tant d’années est désormais à portée de main.

  • Wolverhampton Wanderers v West Ham United - Premier LeagueGetty Images Sport

    PERDANT : West Ham

    À peine arrivé à Londres, Pablo Felipe a eu un aperçu brutal de ce qui l’attend. Recruté en provenance de Gil Vicente, l’attaquant brésilien a assisté depuis le banc à une débâcle inquiétante à Molineux, où West Ham a été balayé 3-0 par des Wolverhampton Wanderers pourtant toujours sans victoire jusque-là cette saison.

    La situation comptable reste encore légèrement trompeuse. Grâce aux difficultés persistantes de Nottingham Forest, les Hammers, 18es, ne sont qu’à quatre points du maintien et disputeront mardi un match crucial face à l’équipe de Sean Dyche. Mais le malaise va bien au-delà des chiffres.

    Sous la direction de Nuno Espirito Santo, West Ham n’a plus gagné en Premier League depuis neuf rencontres. La lourde défaite à Wolverhampton a encore sapé la confiance, fragilisé l’entraîneur et accentué la colère des supporters envers la direction. Un nouvel échec contre Forest pourrait transformer le London Stadium en poudrière.

  • Gonzalo Garcia Real MadridGetty Images

    GAGNANT : Gonzalo Garcia

    Le choix du Real Madrid de prêter Endrick tout en conservant Gonzalo Garcia comme doublure directe de Kylian Mbappé a pu surprendre. Il a pourtant été pleinement justifié dimanche soir. Privé de son meilleur buteur, blessé au genou, le Real risquait de perdre du terrain sur le FC Barcelona en Liga. Garcia a dissipé toutes les inquiétudes en signant un triplé autoritaire lors du large succès 5-1 face au Real Betis au Bernabéu.

    Déjà remarqué par Xabi Alonso lors de la Coupe du monde des clubs, le produit de la cantera a livré une prestation totale, alliant efficacité offensive et travail défensif. « Gonzalo a vécu le match de ses rêves », a salué son entraîneur, insistant sur son pressing, son intelligence sans ballon et son exemplarité collective.

    Dans un contexte toujours tendu autour d’Alonso, cette performance tombe à point nommé. Garcia pourrait encore être appelé à jouer un rôle clé jeudi face à l’Atlético de Madrid, Mbappé restant incertain pour la demi-finale de la Supercoupe. Une confirmation à ce niveau renforcerait encore un peu plus la crédibilité du jeune Madrilène dans la rotation offensive.

  • FBL-ITA-SERIE A-JUVENTUS-LECCEAFP

    PERDANT : Jonathan David

    La Juventus pensait avoir encore frappé un grand coup sur le marché des joueurs libres. Après Andrea Pirlo, Sami Khedira ou Paul Pogba, le recrutement de Jonathan David sans indemnité semblait s’inscrire dans cette tradition. Mais quelques mois plus tard, le pari tourne déjà au casse-tête.

    Devenu le deuxième joueur le mieux payé de l’effectif, l’ancien buteur du Lille OSC n’a inscrit qu’un seul but en Serie A. Il aurait pu en compter un de plus samedi, mais son penalty totalement manqué face à Lecce, tenté à la Panenka dans un moment clé, a symbolisé son manque criant de confiance. Un geste mal inspiré, dans le pire des contextes.

    Si Weston McKennie a écarté l’idée d’excuses à présenter au vestiaire, Luciano Spalletti a de nouveau pris la défense de son attaquant. Le technicien italien insiste sur son professionnalisme, sa mobilité et son potentiel dans la surface, tout en reconnaissant un déficit évident de confiance devant le but.

    Le problème pour David est ailleurs : le temps pourrait lui manquer. La Juve envisagerait de recruter au moins un avant-centre dès le mercato hivernal. Dans un club où la patience est rarement une vertu, le Canadien sait que ses prochaines apparitions pèseront lourd sur la suite de son aventure turinoise.

  • FBL-FRA-LIGUE1-TOULOUSE-LENSAFP

    GAGNANT : Lens

    Depuis que le Paris Saint-Germain est passé sous pavillon qatari en 2011, seuls Montpellier, Monaco et Lille ont réussi à lui barrer la route du titre. Lens peut-il devenir le quatrième trouble-fête ? Avant le coup d’envoi de la saison 2025-26, l’hypothèse aurait semblé irréaliste. Et la logique rappelle que le PSG, à un point seulement du leader artésien avec encore 17 journées à disputer, reste l’immense favori.

    Mais Lens n’est plus un simple outsider enthousiaste. Huit des derniers « champions d’hiver » ont fini sacrés en fin de saison, et les Sang et Or sont actuellement l’équipe la plus en forme de Ligue 1. Leur succès 3-0 à Toulouse vendredi a porté leur série à sept victoires consécutives, avec une menace offensive incarnée notamment par Florian Thauvin et Odsonne Edouard.

    Autre paramètre clé : la dynamique physique. Là où le PSG traîne les séquelles d’un été chargé par la Coupe du monde des clubs et doit prioriser la défense de son titre européen, Lens peut se concentrer exclusivement sur le championnat, sans la moindre échéance continentale.

    Les probabilités restent défavorables aux hommes de Pierre Sage, mais l’optimisme est palpable. Comme le rappelait récemment un ancien président du club dans L’Équipe : cette équipe avance en bloc, presse sans relâche et pousse l’adversaire à la faute. De quoi, au minimum, entretenir un rêve qui ne relève plus du simple fantasme.

  • FBL-FRA-CUP-BOURG-EN-BRESSE-MARSEILLEAFP

    PERDANT : Roberto De Zerbi

    On peut dire que l'entraîneur de Marseille, Roberto De Zerbi, n'aborde pas la confrontation du Trophée des Champions de jeudi contre le Paris Saint-Germain dans un état d'esprit positif. L'Italien s'attendait pleinement à ce que son équipe, troisième du classement, entretienne ses espoirs de titre en Ligue 1 en battant Nantes à domicile dimanche, mais l'OM a subi une défaite choc 2-0 au Stade Vélodrome après avoir perdu Arthur Vermeeren et Bilal Nadir en raison de cartons rouges.

    "Que puis-je faire ?" a demandé un De Zerbi visiblement exaspéré lors de sa conférence de presse d'après-match. "Si nous ne pouvons pas voir les symptômes à l'avance, comment pouvons-nous prédire l'avenir ? Mais j'aimerais comprendre pourquoi, ici à Marseille, nous vivons systématiquement ces montagnes russes, ces hauts et ces bas. C'est ma 12e saison en tant qu'entraîneur, mais aujourd'hui, vous devez être plus psychologue qu'entraîneur !

    Par exemple, Vermeeren a passé une mauvaise semaine, alors je l'ai convoqué dans mon bureau samedi. Je lui ai dit que j'avais confiance en lui et que j'allais le titulariser même s'il ne s'était pas bien entraîné. Il m'a remercié. Donc, je ne m'attendais pas à cette performance !

  • Celtic v Rangers - William Hill PremiershipGetty Images Sport

    PERDANT : Celtic

    La transition a viré au cauchemar. En intérim, Martin O'Neill avait redonné vie au Celtic : qualification pour la finale de la Coupe de la Ligue après un 3-1 contre les Rangers, cinq victoires de rang en championnat et un retard de huit points sur Hearts entièrement comblé. Tout ce travail a été balayé en quelques semaines par son successeur, Wilfried Nancy.

    Depuis sa nomination le 4 décembre, Nancy affiche un bilan alarmant : six défaites en huit matches, dont une humiliation en finale de Coupe de la Ligue face à St Mirren et un revers cinglant dans l’Old Firm contre les Rangers. Résultat : un climat devenu irrespirable à Celtic Park.

    Après la défaite 3-1 de samedi, les tribunes ont ciblé non seulement l’entraîneur, mais surtout la direction, avec des chants répétés réclamant le départ du conseil d’administration. Un malaise assumé par le milieu Luke McCowan, qui a reconnu comprendre la colère d’un public confronté à une situation « jamais vue » de mémoire récente.

    Changer d’entraîneur paraît souvent la solution la plus rapide. Mais se séparer de Nancy après à peine un mois ne ferait qu’aggraver l’image d’une gouvernance déjà contestée, laissant le président intérimaire Brian Wilson dans une impasse. Même le retour d’O’Neill ne suffirait sans doute plus à apaiser la tempête.

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