Luis de la Fuente, le sélectionneur espagnol, a une nouvelle fois affirmé sa supériorité tactique sur Didier Deschamps. Il vient en effet d'enchaîner une troisième victoire consécutive face à son homologue français en autant de demi-finales majeures : à l'Euro (2-1), puis en Ligue des Nations (5-4), et enfin en Coupe du monde.
Le sélectionneur des Matadors a ainsi conduit l’Espagne en finale de manière méritée, prenant l’ascendant sur son adversaire dans la lecture du match et la gestion des détails, de la première minute au coup de sifflet final, grâce à des remplacements qui ont préservé le rythme espagnol.
Il a ignoré les critiques qui lui reprochaient de laisser Pedri sur le banc en raison de son manque de condition physique, préférant aligner Fabián Ruiz aux côtés de Rodri au milieu de terrain, un choix pleinement payant. le duo ayant imposé sa loi au milieu de terrain et fermé les espaces en profondeur, privant les Bleus de leurs habituelles progressions vers le dernier tiers.
L’empreinte de l’entraîneur espagnol ne s’est pas limitée à la domination du milieu de terrain, mais s’est étendue à l’ensemble du système défensif : il a réussi à construire une équipe qui défend comme un tout, sans s’appuyer uniquement sur la défense à quatre ou le duo de milieux défensifs, Les distances entre les lignes étaient parfaites, le pressing collectif intense et la récupération rapide du ballon ont contraint les Bleus à leur premier match sans marquer dans cette Coupe du monde.
L’engagement tactique était manifeste chez tous les joueurs : Lamine Yamal est revenu à plusieurs reprises en défense pour épauler Pedro Porro et contrer les incursions françaises sur le flanc gauche, illustrant l’esprit collectif que De la Fuente a insufflé à son groupe. un collectif qui défend et attaque en bloc, et qui a logiquement propulsé l’Espagne en finale de la Coupe du monde.
Les facteurs de la supériorité espagnole ne se sont pas limités au système défensif ou à la discipline tactique ; le gardien Unai Simón a également été l’un des principaux artisans de ce succès grâce à sa lecture exceptionnelle du jeu.
Le gardien des Matadors a joué le rôle de « libero » derrière la ligne défensive, sortant constamment de sa surface pour couper les passes en profondeur destinées à contourner le pressing espagnol, Il est également sorti au bon moment pour repousser les ballons avant qu’ils n’atteignent Mbappé, confirmant ainsi que la supériorité de l’Espagne était le fruit d’un système cohérent, initié par De la Fuente sur le plan tactique et concrétisé par Simón grâce à une prestation sereine et décisive entre les poteaux.