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simone Inzaghi - Martinelli - سيموني إنزاجي - جابرييل مارتينيليAI - Gemini

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Aile brisée et une place d'étranger perdue : comment Al-Hilal s'est-il mis à nu malgré les millions du mercato ?

Des noms prestigieux et des sommes colossales : voilà l'équation dont Al-Hilal a été le principal artisan en Saudi Pro League au cours des dernières années. Mais cela ne rime pas toujours avec la réussite dans la construction d'une équipe solide, capable de rafler les titres.

Cette équation, « le Zaïm » l'a répétée lors du dernier mercato estival : il a dépensé des sommes faramineuses, frôlant la barre du milliard de riyals, et a recruté des noms brillants de la Premier League anglaise, sans toutefois parvenir à bâtir l'équipe de façon optimale.

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  • Les millions d'Al-Hilal

    Al-Hilal a recruté 9 joueurs lors du dernier mercato estival, dont un trio étranger issu de la « Premier League » : le Brésilien Gabriel Martinelli en provenance d'Arsenal, l'Anglais Ollie Watkins d'Aston Villa et le Néerlandais Crysencio Summerville de West Ham.

    Ce trio récemment arrivé s'est glissé dans la liste des 5 joueurs les plus chers de l'histoire du club, aux côtés du Brésilien Neymar da Silva, qui occupe la première place avec un montant de 90 millions d'euros, et de son compatriote Malcom, quatrième avec 60 millions.

    À l'inverse, Martinelli se classe deuxième avec 70 millions d'euros, selon le site « Transfermarkt », suivi de Summerville troisième avec 64,5 millions d'euros, et de Watkins cinquième avec une valeur de 58,4 millions d'euros.

    Ce trio figure également parmi les 10 transferts les plus chers de l'histoire du championnat saoudien, Martinelli et Summerville occupant respectivement les troisième et quatrième places, derrière Neymar et le Colombien Jhon Duran, tandis que Watkins arrive à la dixième position.

    Outre le trio étranger, Al-Hilal a enrôlé 6 joueurs locaux, ayant ainsi recruté 9 joueurs lors du dernier mercato estival, pour un montant d'environ 206 millions d'euros, ce qui équivaut à près de 900 millions de riyals saoudiens.

    Al-Hilal est ainsi l'équipe qui a le plus dépensé en transferts lors du dernier mercato estival, avec un écart considérable sur Al-Ahli, deuxième, qui a déboursé environ 84,2 millions d'euros selon le site « Transfermarkt ».

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  • Al Hilal v Al Taawoun: Saudi Pro LeagueGetty Images Sport

    Al-Hilal, une aile brisée

    Malgré ces dépenses colossales en transferts, Al-Hilal s'est exposé à des lacunes dans deux postes importants, à commencer par celui d'ailier droit, où le club se retrouve sans joueur étranger capable d'évoluer à ce poste comme premier choix.

    Al-Hilal a décidé de se séparer de sa star brésilienne Malcom, qui occupait ce poste durant les trois dernières années, après avoir accepté son transfert au club émirati d'Al-Jazira, sans obtenir la moindre contrepartie financière.

    Le départ de Malcom a laissé Sultan Mendash seul à ce poste, avec la possibilité de faire appel à la nouvelle recrue en provenance d'Al-Feiha, le jeune joueur Sabri Dahal, bien que l'Italien Simone Inzaghi, l'entraîneur d'Al-Hilal, ait révélé son souhait de l'utiliser comme latéral.

    Il est apparu clairement que la décision de se passer de l'ailier brésilien n'était pas la bonne, d'autant plus qu'il n'a que 29 ans, ce qui signifie qu'il n'a pas pris de l'âge, et qu'il a par ailleurs contribué à 88 buts en 139 matchs avec Al-Hilal, dont 47 inscrits et 41 délivrés.

  • Al Hilal vs Neom: Saudi Pro LeagueGetty Images Sport

    Le Hilal en déséquilibre

    Ce qui a rendu la décision du départ de Malcom encore pire, c'est qu'elle est intervenue pour recruter son compatriote Gabriel Martinelli d'Arsenal, alors que ce dernier évolue essentiellement au poste d'ailier gauche, le même poste occupé par l'autre nouvelle recrue, Crysencio Summerville.

    Inzaghi a été interrogé à ce sujet lors de la conférence de presse qui a suivi sa victoire contre Al-Shabab dans le derby de Riyad, affirmant que Martinelli et Summerville alterneront le jeu sur les ailes droite et gauche, dans la mesure où ils évoluent tous deux essentiellement à gauche.

    Et voici la question la plus importante : qu'est-ce qui pousse Al-Hilal, alors qu'il dépense de telles sommes colossales, à recruter des joueurs étrangers sur le même côté, tout en évinçant le joueur étranger qui excellait sur l'autre côté du terrain ?

    Alors que Sultan Al-Mandash sera le seul ailier droit dans l'effectif d'Al-Hilal, il ne jouera probablement pas, au profit d'un ailier gauche qui ne peut se contenter d'un rôle de remplaçant, même en évoluant hors de son poste, entre Summerville et Martinelli.

    Le plus gros problème apparaîtra après le retour de blessure du capitaine Salem Al-Dawsari, qui se retrouvera remplaçant de deux ailiers étrangers recrutés par Al-Hilal à son poste, sans avoir accepté de partir vers l'un des clubs du championnat saoudien ou qatari.

    La mauvaise planification apparaît d'ailleurs encore davantage, après qu'Al-Hilal a recruté deux ailiers locaux sur le côté gauche également, qui ne verront peut-être jamais le jour, à savoir Nawaf Al-Habashi d'Al-Hazm et Abdullah Al-Anzi d'Al-Fateh.

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  • Saudi Arabia v Bahrain - FIFA World Cup Asian 3rd Qualifier Group CGetty Images Sport

    Al-Hilal sans ses 8 étrangers

    À l'heure actuelle, Al-Hilal compte 11 joueurs étrangers dans son effectif, mais il ne pourra pas en aligner 8 comme titulaires dans un même match, bien que le règlement l'autorise, en raison d'une mauvaise planification, et plus précisément au poste de pointe.

    Al-Hilal s'est séparé de 4 attaquants lors du dernier mercato estival. Certains pensent peut-être que le plus important d'entre eux est le Français Karim Benzema, ou le Brésilien Marcos Leonardo, voire l'Uruguayen Darwin Núñez, mais le plus important était en réalité le quatrième joueur.

    Il s'agit de l'attaquant saoudien Abdullah Radif, qu'Al-Hilal a laissé partir gratuitement, rejoignant Al-Ahli lors d'un transfert libre, à l'issue d'une concurrence avec son voisin et autre rival traditionnel, Al-Ittihad.

    L'erreur commise par Al-Hilal avec le départ de Radif ne réside pas dans le fait qu'il serait meilleur que l'un des attaquants restants ou partants, mais elle concerne sa nationalité.

    Radif représentait une solution idéale pour Al-Hilal en tant qu'attaquant remplaçant de l'Anglais Ollie Watkins dans les matchs de la Roshn League, afin de lui permettre d'exploiter l'ensemble des huit étrangers dans le onze de départ, au lieu d'en conserver un comme remplaçant, comme c'est le cas récemment.

    Inzaghi se voit désormais contraint de laisser l'Ivoirien Mohamed Kader Meïté sur le banc, en n'utilisant que 7 étrangers dans le onze de départ, afin de pouvoir faire appel à lui s'il décide de remplacer Watkins pour une raison quelconque.

    Ce dilemme a débuté dès le dernier mercato hivernal, lorsque Abdullah Al-Hamdan est parti à Al-Nassr et que Radif a quitté le club en prêt. Bien que l'équipe en ait souffert lors de la seconde partie de la saison dernière, elle n'a pas résolu cette crise lors du mercato estival.

    Pour cette raison, Inzaghi sera contraint de n'utiliser que 7 étrangers dans le onze de départ, ou de ne pas placer d'attaquant remplaçant sur le banc, en comptant sur la capacité des joueurs de couloir à occuper ce poste en cas de besoin.

  • Al Hilal vs Neom: Saudi Pro LeagueGetty Images Sport

    Une brèche au cœur

    Un autre problème que le mercato estival n'a pas résolu à Al-Hilal, mais qu'il a au contraire aggravé, à savoir la crise au poste de défenseur central, puisque « le Leader » n'a recruté aucun joueur à ce poste, malgré le souhait affiché d'Inzaghi en ce sens.

    Al-Hilal a terminé la saison dernière avec 5 défenseurs, dont l'Espagnol Pablo Marí, parti à l'issue de son prêt, tandis que le Turc Yusuf Akçiçek était lui aussi proche d'un départ, avant un rétropédalage de dernière minute.

    Il est vrai qu'Al-Hilal dispose actuellement de 4 défenseurs, un nombre qui semble à peu près suffisant, mais la situation change avec l'intensification des compétitions et l'augmentation de la pression des matches, ce qui provoque des blessures.

    Le plus étonnant est qu'Al-Hilal en a souffert très tôt, avec les blessures d'Ali Lajami et de Yusuf Akçiçek, avant que le Sénégalais Kalidou Koulibaly ne les rejoigne face à Al-Ahli, alors que Hassan Tambakti venait tout juste de revenir de sa blessure.

    Si cela venait à se répéter, Inzaghi pourrait être amené à faire appel au milieu de terrain portugais Rúben Neves à ce poste de manière temporaire, comme il l'avait fait face à Neom, mais cela ferait perdre à Al-Hilal l'un de ses joueurs les plus importants au milieu de terrain.

  • Richard HughesGoal Ar Only GFX

    Liverpool tient la solution dans sa tête

    Désormais, après que l'Écossais Richard Hughes est devenu le nouveau directeur sportif du club d'Al-Hilal, il lui incombe de mettre fin à la mentalité avec laquelle le club saoudien a opéré sur le mercato lors des deux dernières périodes de transferts.

    Hughes a pris ses fonctions de directeur sportif à Al-Hilal, après avoir passé deux années à Liverpool depuis 2024, au cours desquelles il a réussi à conclure de nombreux transferts de poids, tant sur le plan des noms que des niveaux.

    Les noms prestigieux ne sont pas toujours la solution, et les sommes exorbitantes non plus. Il faut plutôt planifier la construction d'une équipe complète, réunissant des éléments de qualité à chaque poste, et exploiter chaque place disponible pour la renforcer, et non pour affaiblir ses concurrents.