Les rendez-vous importants attirent souvent du beau monde. Et particulièrement ceux que l’on n’a peu l’habitude de voir. Calendrier oblige, les joueurs professionnels du PSG n’avaient pu être là durant les matchs de poule de Youth League.
Mardi, Presnel Kimpembe, Sergio Ramos, Nuno Mendes étaient venus soutenir les U19 Parisiens. On imagine aussi que le défenseur espagnol se trouvait là aussi pour voir son club formateur.
Parmi les personnalités présentes pour ce huitième de finale contre le FC Séville, on comptait encore l’ancien latéral parisien Maxwell, accompagné par Angelo Castellazzi, le directeur sportif adjoint, plus régulièrement en charge de l’équipe première lors des matchs européens.
L’importance de ce match à élimination directe s’est aussi fait ressentir sur le terrain. Des petits coups, des fautes à répétition, les Sévillans donnaient le ton d’un match engagé où il tentaient de faire dégoupiller les jeunes parisiens. Et ils ne furent pas loin d’y parvenir.
Un pénalty non sifflé contre Paris
Au cours d’une première période assez fermée, Paris se montrait menaçant à une seule reprise lorsque Simons se présentait face à Lopez avant de perdre son duel. Dans la foulée, Gassama reprenait mais voyait sa tentative à nouveau repoussée (24e).
Malgré deux tentatives cadrées facilement captées par Lavallée (33e, 43e), Séville ne se montrait pas dangereux mais possédait le ballon par séquences. Une action fit tout de même lever le banc espagnol quand Alvarez, qui a posé beaucoup de problèmes, pris le ballon avant d’être fauché dans la surface par Kari.
L’arbitre sifflait une simulation alors que l’attaquant sévillan avait clairement été fauché dans la surface par le milieu parisien (28e). Et il distribuait un carton jaune invraisemblable. Tant mieux pour un PSG qui traversait une période de légères turbulences.
Échauffourées en fin de match
De cette clémence arbitrale, Paris profitait juste avant le repos lorsque Muntu Wa Mungu était retenu dans la surface par Montano qui recevait un second jaune, après avoir enchaîné les fautes. Simons transformait avant le repos (1-0, 45e+2).
Malgré l’infériorité numérique, la seconde période fut du même tonneau. Engagée, hachée et contestée. Séville ne fermait pourtant pas le jeu et fut même tout près d’égaliser sur une tête de Valiente, repoussée sur sa ligne par Simons.
Chahuté, le Néerlandais, qui n’a pas compté ses efforts, étaient encore à l’origine du dernier but parisien en lançant Warren Zaïre-Emery (lui aussi extrêmement précieux du haut de ses 15 ans) qui obtenait un second pénalty, que transformait Yansané (2-0, 84e), entré en jeu un peu plus tôt.
La tension montait encore d’un cran après ce but et quelques instants avant le coup de sifflet final, Wilson Odobert se faisait expulser pour un tacle très engagé. Tout ne s’arrêtait pas après le coup de sifflet final et les deux équipes se retrouvaient pour quelques échauffourées impliquant notamment Gharbi et beaucoup de Sévillans.
