Achraf Hakimi est au cœur des débats lors du match de Coupe du monde entre l’Écosse et le Maroc. Dès son premier contact avec le ballon, le latéral droit du Paris Saint-Germain est copieusement sifflé par les supporters écossais, dont les protestations résonnent fort durant cette deuxième rencontre de groupe entre les deux sélections.
Cet accueil hostile ne concerne pas ses performances sur le terrain, mais une procédure judiciaire qui vise le joueur international depuis plusieurs années. Vendredi, on a appris qu’Hakimi devra comparaître devant le tribunal dans une affaire de viol qui dure depuis 2023.
La cour d’appel de Versailles a jugé qu’il existait suffisamment d’éléments pour renvoyer l’affaire devant le tribunal, et le joueur n’a donc pas réussi à éviter le procès.
L’affaire a commencé après qu’une jeune femme a déclaré, en mars 2023, avoir été violée quelques jours plus tôt par Hakimi à son domicile de Boulogne-Billancourt. Elle s’était présentée à la police sans déposer de plainte officielle. Selon son témoignage, les deux se seraient rencontrés peu de temps auparavant sur Instagram.
Le défenseur de 27 ans, vainqueur de la Ligue des champions avec le Paris Saint-Germain la saison passée, a toujours nié les faits et clame son innocence.
Vendredi, le joueur s’est longuement exprimé sur les réseaux sociaux pour justifier son silence.
« Le tribunal m’a dit : “Si vous n’étiez pas célèbre, il n’y aurait jamais eu d’affaire.” J’ai choisi de garder le silence pendant des années. Je pensais qu’en gardant ma dignité, en faisant preuve de patience et en faisant confiance à la justice, les bonnes décisions seraient prises », a écrit le Marocain.
Il a également indiqué qu’il attendait désormais « avec impatience » ce procès, car il pourra enfin, selon ses propres termes, présenter sa version des faits. « Depuis le premier jour, j’attends ce procès. Et maintenant, je l’attends même avec impatience. Je vais enfin pouvoir m’exprimer », a-t-il conclu.
