VIDÉO - Strasbourg qualifié en finale de la Coupe de la Ligue, la Meinau était à l'unisson avec ses héros

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Le stade du Racing a vibré lors de la demi-finale de la CDL contre Bordeaux (3-2), confirmant au passage son statut d'atout pour l'équipe alsacienne.

Il y a sept ans ils étaient 10 000 valeureux à assister à des matches de CFA 2 (désormais appelée National 3) contre Schiltigheim ou la réserve de Dijon. Leur patience et leur fidélité ont été récompensées mercredi par une soirée de gala où leur équipe a validé leur ticket pour la finale de la Coupe de la Ligue, fin mars, contre Guingamp. Ce sont eux, les supporters du Racing club de Strasbourg qui ont été conquis par ce succès 3-2 contre les Girondins, avec un scénario haletant. Si les joueurs ont fait le travail sur le terrain, surtout en seconde période, les inconditionnels du club alsacien y sont aussi pour beaucoup.

Réunis en masse dans la Meinau, ils ont rapidement donné de la voix à l'échauffement avant de devenir incandescants pendant 90 minutes. "C'est sans aucun doute dans le Top 2 des ambiances cette saison", confiait le jeune gardien Bingourou Kamara à l'issue de la rencontre. Tout en haut, le match contre Nice dix jours après l'attentat du 11 décembre reste à part. Cette rencontre avait fédéré un peu plus ce public d'irréductibles qui est désormais habitué à répliquer à son speaker avec son fameux "Merci ! De rien !" comme une partie de ping-pong.

 

"Il fallait qu'on leur rende la pareille"

À la fin, le tour d'honneur a duré près d'un quart d'heure avec un long arrêt devant le Kop des Ultra Boys 90. Des moments de partage et de liesse comme rarement le public strasbourgeois en a connu ces dernières années. Pablo Martinez, le défenseur du RCSA, a tenu à mettre en avant le rôle de la Meinau dans cette victoire. "On a eu cette osmose avec le public qui nous a tout de suite remis dedans. Sur nos premières actions, on marque à trois reprises donc forcément, ça enflamme un stade. Jusqu'à la fin, ils nous ont soutenu donc il fallait qu'on leur rende la pareille." Youssouf Fofana, le jeune milieu de terrain passé professionnel cette saison, partageait en tout cas l'avis de son coéquipier. "On a voulu créer une certaine ambiance avec les supporters. Vous avez entendu ? Ça fait du bruit (rires)."

Tout le peuple strasbourgeois se rendra donc à Lille, le samedi 30 mars pour un rendez-vous inédit contre Guingamp en finale. Jusque-là, le Racing a remporté ses deux finales dans cette compétition, contre Bordeaux (1997) et face à Caen (2005). Jamais deux sans trois ?

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