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« Une manipulation flagrante »… Une accusation grave qui isole l’Argentine le soir de la décision

À quelques heures de la finale de la Coupe du monde opposant l’Argentine à l’Espagne ce dimanche soir, un phénomène inédit se manifeste en Amérique latine : plusieurs pays du continent déclarent ouvertement soutenir la sélection européenne au détriment de leur voisine régionale, rompant ainsi avec une tradition ancrée de solidarité continentale.

Selon l’agence France-Presse, une vague massive de montages satiriques et de commentaires acerbes a déferlé sur les réseaux sociaux au Brésil, au Mexique, en Colombie et au Chili, dont une image retouchée de la pépite espagnole Lamine Yamal arborant le maillot brésilien et accompagnée de la légende « L’espoir du peuple brésilien ».

Le sociologue colombien Germán Gómez estime que « la dynamique de solidarité avec l’Argentine s’est effondrée », soulignant que les réseaux sociaux ont alimenté des récits accusant la Fédération internationale de football (FIFA) et son président, Gianni Infantino, de favoriser l’équipe argentine sur le plan arbitral.

Cette tendance dépasse la simple rivalité historique entre le Brésil et l’Argentine, car nombre d’observateurs estiment que les arbitres ont accordé aux « Tangos » des décisions controversées tout au long de la compétition, même si la FIFA et les experts les ont validées.

« Je préfère que l’Espagne remporte son deuxième titre plutôt que l’Argentine son quatrième », déclare Francisco Santos, supporter brésilien de São Paulo.

Des accusations de racisme ont également terni l’image de l’Argentine, notamment après les chants insultants visant les joueurs noirs de l’équipe de France lors de la victoire du Qatar pour l’organisation de la Coupe du monde 2022, ainsi que l’incident d’insulte à l’encontre du commentateur américain noir IShowSpeed pendant le tournoi actuel, ce qui a poussé la FIFA à condamner officiellement le racisme.

Le professeur mexicain Jorge Negro, spécialiste d’anthropologie du sport, souligne que « ce tournoi a révélé son caractère excessivement politique », citant notamment la décision d’autoriser l’attaquant américain Folarin Balogun à jouer malgré son expulsion, après un appel du président Donald Trump à Infantino.

En réponse aux critiques, Lionel Messi a déclaré lors d’une conférence de presse : « Nous avons prouvé que personne ne nous offre rien sur un plateau d’argent, que cela plaise ou non aux gens », tandis qu’une marque de liqueur argentine, « Vernet », s’est moquée de la polémique dans une publicité sous le slogan « Nous ne sommes pas des bandes ».

Malgré ces tensions, l’esprit de solidarité régionale demeure : l’étudiant péruvien Valentino Tokto l’affirme avec simplicité : « Je soutiens l’Argentine, car c’est un pays d’Amérique du Sud. »

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