Le Real Madrid a saisi le juge d’instruction n° 1 de Barcelone pour obtenir un report de six mois dans l’affaire Negreira. Cette enquête porte sur les 7,3 millions d’euros que le Barça aurait versés entre 2001 et 2018 à l’ancien vice-président de la Commission technique des arbitres (CTA), José María Enríquez Negreira, ainsi qu’à son fils Javier Enríquez Romero.
Selon un document consulté par l’agence de presse espagnole EFE, le club merengue affirme que les résultats de « l’enquête approfondie menée par la Garde civile au cours de la phase d’instruction » ont déjà révélé « des éléments et des preuves directes et indirectes, plus que suffisants pour confirmer l’existence d’un délit de corruption sportive persistante ».
Le club merengue, qui agit comme partie civile selon le journal Mundo Deportivo, estime que cette situation « conduira nécessairement, dans un délai qui ne devrait pas être trop lointain, à la poursuite de l’affaire par la voie de la procédure abrégée ».
En mai dernier, le président du tribunal d’instruction n° 1 de Barcelone avait déjà accordé un report de six mois, fixant la nouvelle échéance au 1er septembre 2026.
Le Real Madrid entend désormais solliciter une nouvelle prolongation, soulignant qu’il reste encore des preuves documentaires et des témoignages à recueillir, ainsi que d’autres actes d’enquête « qui n’ont pas encore été menés à bien ».




Selon le quotidien catalan, la demande du club madrilène inclut notamment la transmission par le FC Barcelone de « documents constituant son système interne de prévention de la criminalité, son modèle de conformité ou son modèle d’organisation et de gestion ».
Cette obligation s’applique depuis l’entrée en vigueur de la loi organique n° 5/2010 du 22 juin, qui a réformé le code pénal, jusqu’en juillet 2018, période durant laquelle des paiements ont été versés à des entités liées à Enrique Negreira.
Selon les éléments déjà recueillis, le Real estime que « les contrôles internes du FC Barcelone semblent avoir été délibérément suspendus en ce qui concerne les versements destinés à M. Enríquez Negreira ».
La plainte déposée par le club madrilène conclut : « Il ne semble pas que quiconque, en interne, ait remis en cause les procédures d’autorisation des paiements, régies par un système d’autorisations multiples, ni les contrôles internes, ni les audits externes, ni les rapports pénaux, ni les procédures de diligence raisonnable. »
