Qui dit fin d’année dit forcément bilan. Et celui du PSG, depuis la nomination de Thomas Tuchel à sa tête, n’a rien à envier à d’autres clubs européens. Leader du championnat français, également de sa poule en Ligue des Champions malgré la présence de Liverpool ou encore Naples, qualifié en quarts de finale en Coupe de la Ligue, ces cinq derniers mois de compétition ont été positifs.
Et malgré la présence des deux superstars Mbappé et Neymar qui transforment cette équipe, le véritable maître d’œuvre est bien le coach. Sa bonne humeur qui a séduit tout le monde, sa positivité, ses expérimentations sur le terrain, son adaptabilité mais aussi sa fermeté au moment opportun en font un cocktail de réussite. L’ancien entraineur de Dortmund a compris une chose essentielle : il n’allait pas apprendre à son effectif à jouer au football mais l'accompagner pour devenir un vrai collectif.
"Il a été humainement très malin, avec beaucoup de psychologie, expliquait Thomas Meunier à l’issue de la rencontre. Le gros point fort de Tuchel c'est de pouvoir faire sentir aux joueurs qu'ils sont encore plus importants qu'ils ne le sont. On a parfois vu Neymar revenir à Belgrade. Ce sont des choses qu'il a souligné en analyse vidéo et qui sont très importantes parce que si la vedette de l'équipe le fait tout le monde peut le faire". Responsabiliser ses joueurs est primordial, à l’image de Mbappé et Rabiot sur le banc en guise de sanction à un retard. Il n’hésite pas également à mettre tout le monde en concurrence, explosant ainsi les statuts privilégiés de certains, à deux-trois exceptions près : "Il y a eu un effet du nouveau coach, tout le monde voulait montrer qu'on avait le niveau pour jouer au PSG, et jouer plus que 10 matches dans la saison".
GettyNaissance d'un esprit d'équipe
Mais ce que la plupart des observateurs retiendront, c’est le nouveau visage qu’a montré le Paris Saint-Germain dans l’adversité : "L'esprit d'équipe, qui faisait parfois défaut dans certains matches, les 5 derniers mètres pour le pressing, le retour défensif, les couvertures etc... Cela paraissait désorganisé non pas par manque de connaissance tactique mais par cette nonchalance un peu, et là cette année il y a un coach qui met l'accent énormément sur ça. Il n'y a pas de secret, le seul moyen de gagner des matches et de belle façon, c'est de le faire en équipe", toujours selon le Belge. Les matches à très grosse intensité face à Liverpool et à Belgrade seront les tournants de la saison, qu’il faudra confirmer bien sûr à Manchester lors du 8è de finale de Ligue des Champions.
En attendant, l’Allemand a dressé son propre bilan comme il l’avait promis en conférence de presse la veille du match : "Au début de saison je n’oublie pas qu’on a eu de la chance, à Guingamp, à Nîmes, au Parc aussi. Mais je suis très content car on voit les progrès de l’équipe, on sent son énergie. Les gars ont été extraordinaires. C’est très compliqué avec une Coupe du monde et un nouvel entraineur alors je complimente tout le monde. Tout le monde est ouvert aux idées nouvelles, ça fait plaisir de travailler avec ce staff et ces joueurs, c’est un bon chemin". Malgré les obstacles, il a donc su créer un groupe au sein d’individualités très fortes. Le dernier obstacle à un grand PSG.


