Petites précisions d'usage pour comprendre le choix de ce 11. Les joueurs ayant été éliminés sans avoir joué de demi-finale ont été écartés puisqu'ils ont joué deux matchs de moins que les autres et qu'il est difficile de faire partie des meilleurs quand on n'a pas passé les quarts. Le système choisi est un 3-5-2 puisqu'aucun défenseur latéral ne s'est particulièrement détaché durant le tournoi.
Gardien
Emiliano Martinez : dans les buts, c'est le lauréat du Gant d'Or qui s'impose même si Bono et Livakovic n'ont pas démérité. Plus encore que ses séances de tirs au but, il sauve l'Argentine par deux fois dans les arrêts de jeu : contre l'Australie en huitièmes, puis contre la France en finale.
Défenseurs
Nicolas Otamendi : Il n'est peut-être pas le plus élégant des défenseurs et le vice dont il fait usage peut parfois être à la limite de la régulière, mais le constat selon lequel il est un arrière des plus solides est difficilement contestable. Tout au long du tournoi, et malgré son erreur qui provoque le pénalty face aux Bleus, le Benfiquiste a été d'un grand apport à l'Albiceleste. Manchester City doit certainement regretter de l'avoir libéré.
Romain Saïss : capitaine courage des Lions de l'Atlas, le défenseur du Besiktas représente presque à lui seul l'historique parcours des Marocains dans ce Mondial. Pion central de la meilleure défense du tournoi, son absence s'est clairement faite ressentir lors des deux derniers matchs.
Joško Gvardiol : LA révélation du tournoi est croate, joue au RB Leipzig et arbore un masque sur le visage. Du haut de ses 20 ans seulement, le gaucher a éclaboussé le monde du football de son talent. Roc intraitable en défense, il est récompensé par un magnifique but lors de la petite finale.
Milieux de terrain
Sofyan Amrabat : déjà excellent lors de la Coupe du monde 2018, le médian énergique de la Fiorentina a remis le couvert au Qatar. Agressif sur le ballon, doué à la relance, infatigable malgré un physique diminué, il a dégoûté tous ses adversaires avec ses prestations de haut vol.
Antoine Griezmann : repositionné un cran plus bas que d'habitude, le joueur de l'Atletico a rappelé à tout le monde qu'il était un homme des grands tournois. Actif à la récupération, instigateur du jeu offensif, il était tout simplement partout. Même sa finale ratée ne fera pas oublier ses performances.
Luka Modric : à 37 ans, le Petit Mozart a prouvé qu'il n'y avait pas d'âge pour éclabousser une Coupe du monde de son génie. Maître d'orchestre d'un milieu de terrain croate qui a noyé ses adversaires, il emmène sa Croatie pour la seconde fois consécutive en demi-finale. Du grand art.
Angel Di Maria : comme Konaté, il n'est pas celui qui a joué le plus de minutes pour l'Argentine, mais il a été étincelant à chaque fois qu'il a chaussé ses crampons. Seul joueur capable d'apporter du danger sur les flancs argentins, il est l'auteur d'une nouvelle finale stratosphérique. Une habitude.
Ivan Perišić : comme en 2018, le joueur de Tottenham est monté en puissance sans que personne ne le voit venir. Replacé back gauche à certains moments, il est tout de même l'auteur d'un but et trois assists en plus de son incroyable travail défensif. Un véritable poison pour son flanc.
Attaquants
Lionel Messi : élu meilleur joueur du tournoi, le petit Argentin de poche termine deuxième meilleur buteur et deuxième meilleur passeur d'une compétition qu'il remporte grâce à un doublé en finale. Après avoir longtemps galéré, il a porté sa sélection vers le sacre qui lui manquait. Goatesque.
Kylian Mbappé : excellent sur la plupart des matchs, meilleur buteur de la compétition et hauteur de buts magnifiques, l'attaquant français a montré qu'il avait déjà toute l'étoffe d'un très grand. Avec un peu plus de réussite, il portait la France vers un second sacre consécutif. À seulement 23 ans.
Mentions spéciales
Certains choix furent difficiles à prendre, voici donc, pour leur rendre hommage, les joueurs qui ont échoué aux portes du 11 : Bono, Livakovic, Molina, T. Hernandez, Ounahi, Rabiot et Alvarez.
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