Sur le fait de rester peu longtemps au poste pour développer un projet : "Oui, parce que j'ai eu des résultats. Ça m'a ouvert des possibilités, avec des projets sportifs plus complexes. À la Fiorentina (2015-2017), j'étais dans l'idée de rester longtemps, mais ça n'a pas été possible. Après, j'ai pris la décision d'aller en Chine (au Tianjin Quanjian). Cette année, je cherchais un projet à long terme. Il est arrivé."
Laisser une base à Bordeaux : "Tu dois travailler beaucoup de choses. Je parle beaucoup de la culture du club en interne, de la bonne mentalité à avoir. Concernant le projet, il peut effectivement être "vertical" comme aux Pays-Bas : toutes les catégories d'âge jouent de la même façon même si le niveau augmente jusqu'aux pros. Pour les jeunes, c'est plus facile parce qu'il y a un pont. Ils connaissent déjà le modèle, ils peuvent être prêts plus vite."
"Je veux créer des bases professionnelles suffisantes, avec une bonne mentalité, pour que ça continue même lorsque je partirai. Pour moi, il y a deux mots : projet et process. Le projet, c'est ce que tu veux faire. Et le process, c'est ce que tu développes et ce que tu dois continuer à améliorer. Il n'y a pas de fin. Il faut aussi prendre les bonnes décisions, économiques notamment, pour donner de la stabilité."
La création d'une identité de jeu : "Il s'agit de donner aux joueurs régulièrement de l'expérience pour acquérir, non pas un mécanisme, mais une capacité d'adaptation, en créant des situations où ils prennent leur propre décision. Certains joueurs ont besoin de plus de temps pour ça, car ils sont moins vifs d'esprit ou pas habitués à le faire."
"J'aime beaucoup que les équipes contrôlent le jeu avec le ballon. Je prends beaucoup de risques et je cherche des joueurs qui en prennent aussi. En faisant par exemple jouer des ailiers à l'intérieur pour proposer quelque chose de différent dans un secteur, où, normalement, les adversaires ont un bloc défensif solide."


