Julen Lopetegui semble avoir vécu sa toute dernière rencontre en tant que coach du Real, dimanche lors du Clasico perdu face au Barça (1-5). L'ancien sélectionneur de la Roja devrait être débarqué d'un moment à un autre et pour lui succéder, la Casa Blanca envisagerait dans un premier temps de miser sur Santiago Solari.
La priorité du Real se nomme Antonio Conte. Les pourparlers entre les deux camps vont bon train. Mais, la venue de l'Italien dans la capitale espagnole ne pourra pas se concrétiser avant au moins quelques jours pour des raisons judiciaires. Plutôt que d'attendre que ce problème se résolve, les décideurs castillans vont donc opter pour une solution intérimaire en nommant sur le banc de l'équipe le jeune Solari.
Solari n'est pas un inconnu à Madrid puisqu'il est actuellement le coach de la Castilla. L'Argentin connait aussi très bien le monde professionnel et ses exigences, vu qu'il a été joueur de l'équipe première pendant cinq ans (2000-2005). En juin dernier, après la démission de Zinedine Zidane, son nom avait déjà circulé pour ce prestigieux poste avant que sa candidature ne soit finalement écartée.
Solari va donc diriger le Real pendant au moins un match, ça sera celui des 16es de finale aller de la Coupe du Roi contre la modeste équipe de Mellila. Et pour la suite ? La direction du Real espère fortement pouvoir boucler la venue de Conte avant samedi prochain et la réception de Real Valladolid en championnat. Si la piste de l'ancien manager de Chelsea venait à capoter, d'autres options seraient alors explorées. Cependant, en tout état de cause, il n'y a définitivement plus d'avenir à Bernabeu pour Lopetegui.
À noter que ce qui freine concrètement l'arrivée de Conte c'est le litige qui oppose ce dernier à son ancien club de Chelsea. Le technicien transalpin attend toujours une compensation financière de la part de ses anciens responsables pour son limogeage, et la demande s'élève à pas 10M€. Une somme que le board de Chelsea refuse catégoriquement de débloquer. Il n'est pas exclu que les Madrilènes, s'ils veulent à tout prix faire de Conte leur nouveau coach, soit amenés à payer une partie de cette somme en forme d'indemnité.


