C'était le premier choix fort de Mauricio Pochettino. Pour ses débuts sur le banc parisien mercredi à Saint-Etienne (1-1), le successeur de Thomas Tuchel avait décidé de positionner Marco Verratti dans un rôle plus offensif que d'ordinaire. L'Italien a évolué en pointe haute du milieu de terrain, devant Ander Herrera et Idrissa Gueye pendant plus d'une heure. Il a touché énormément de ballons (143), mais n'a pas eu le rayonnement escompté dans l'ensemble.
Pochettino "très content" de Verratti
Disponible et toujours en mouvement, Marco Verratti n'a pourtant pas hésité à redescendre d'un cran pour réclamer le cuir et être au départ des actions. On l'a vu plusieurs fois faire parler sa technique dans les petits espaces. Il a été passeur décisif, de près, pour Moise Kean sur le but de l'égalisation (1-1, 21e). Mais sa prestation globale laisse un goût d'inachevé malgré les compliments de son entraîneur après la rencontre.
Invité à commenter la prestation de Verratti, Mauricio Pochettino a déclaré : "Marco est un meneur, un playmaker. Il a la qualité pour jouer dans différentes positions et je suis très content de ce qu'il a montré." Un discours qui s'explique par le contexte, sachant que "Poche" vient de prendre les rênes de l'équipe et qu'il n'a eu que trois entraînements pour préparer ses hommes à leur premier match sous sa coupe. En plus, dans un nouveau système.
Une place pour Neymar
Pochettino n'est d'ailleurs pas le premier à voir en Verratti les qualités d'un n°10. À Pescara, Di Francesco avait confié les rênes du jeu au "Hibou" lors de la saison 2010-11. À Paris, Emery avait lui aussi tenté le coup ponctuellement en l'absence de Pastore. Un choix qui, à l'époque, n'avait pas convaincu son auditoire.
Mercredi, sa prestation a surtout confirmé que cette place de n°10 serait sûrement occupée par Neymar à l'avenir. Dans un schéma en 4-3-3, modulable en 4-2-3-1, le Brésilien apparaît comme le parfait meneur de jeu parisien. Son retour, repoussé en raison d'une blessure à la cheville survenue avant la trêve, devrait changer la donne et pousser Verratti à redescendre automatiquement d'un cran.
Benjamin Quarez, au Stade Geoffroy-Guichard.




