Royaltiz PSG Kimpembe Kehrer DagbaGetty Images

Royaltiz : Kimpembe, Kehrer, Dagba... les joueurs du PSG font leur entrée en bourse

Après les clubs, les footballeurs font leur entrée en bourse. Depuis plusieurs mois, un nombre croissant de sportifs débarquent sur la plateforme de trading nommée « Royaltiz », qui propose à des acheteurs de prendre des parts du joueur, appelés token. Comment cette place de marché d'un nouveau genre a-t-elle vu le jour ?

Fondée en 2021 par Christophe Vattier, Kevin Crouvizier et Didier Quillot (l'ancien directeur général de la Ligue de football professionnel), elle est née de la réflexion des deux premiers concepteurs qui voyaient le nombre d'outils et d'application pour investir en bourse ou dans des sociétés s'accroître.

« Le point de départ, c'était de trouver une solution pour miser sur quelqu'un. Dans les start-up, il y a une sorte d'adage qui dit que ce qui compte, ‘'ce n'est pas le projet c'est l'équipe''. On s'est dit qu'il faudrait littéralement que cela soit possible », résume Kevin Crouvizier, l'un des fondateurs de Royaltiz qui a trouvé le compromis entre le monde de l'économie et de l'influence pour faire prospérer la plateforme.

Car même si les mots économie, place de marché et bourse peuvent faire peur, le principe n'est pas compliqué : il y a d'un côté des footballeurs payés pour l'exploitation des photos fournies à la plateforme pendant dix ans et des posts incitatifs sur leurs réseaux sociaux et de l'autre 50 000 parts (le nombre de parts est variable selon le talent), appelés token, émises et qui peuvent être achetées à un prix variable selon le standing du joueur.

Riyad Mahrez, première superstar

« Par exemple, on a récemment fait l'introduction de Jonathan Ikoné le jour de son transfert à la Fiorentina. Pour lui, on a émis 50 000 token, soit 50 000 parts à 5 euros. Lors de l'introduction tout a été vendu en moins d'une minute. Ça a même fait bugger le système de paiement », raconte Kevin Crouvizier.

Comment les boursicoteurs ou les néophytes peuvent-ils gagner de l'argent par ce biais ? Comme à la bourse, les cours fluctuent en fonction de l'offre et de la demande. En résumé : moins de token seront disponibles et plus il y aura d'acheteurs, plus le cours du joueur augmentera.

Dans leur réflexion, les créateurs de Royaltiz ont souhaité faire un mix entre des gros noms, comme Presnel Kimpembe et Riyad Mahrez, et des joueurs plus prometteurs comme Nathanaël Mbuku. D'un côté des valeurs sûres et de l'autre des paris sur le futur.

Mais actuellement sur le site, le joueur qui marche le mieux est Yan Valéry. Malgré un faible de temps de jeu du côté de Southampton, le latéral droit français a vu son cours explosé après deux matchs disputés fin décembre et début janvier. « Après avoir rejoué, il a fait des stories sur Instagram et d'un coup beaucoup d'acheteurs britannique se sont jetés sur ses token », précise Kevin Crouvizier qui indique que sa valeur a été multiplié par 9 en trois mois.

D'autres noms importants devraient intégrer la plateforme prochainement

D'autres footballeurs se sont prêtés au jeu. Presnel Kimpembe et Riyad Mahrez comme évoqué plus haut. Mais aussi une petite colonie d'actuels et anciens joueurs du PSG. On retrouve notamment Thilo Kehrer - qui a aussi investi dans Royaltiz -, Colin Dagba, Layvin Kurzawa mais aussi Moussa Diaby (Leverkusen), Moïse Kean (Juventus Turin), James Léa-Siliki (Middlesbrough) et donc Jonathan Ikoné (Fiorentina). Sans oublier quelques joueurs internationaux prometteurs tels David Neres (Ajax Amsterdam), Kaio Jorge (Juventus Turin) ou Trevoh Chalobah (Chelsea). Et une femme : Griedge MBock (Lyon).

Comment Royaltiz a-t-il attiré ces joueurs ? Pour y parvenir, la société fait appel à Imad Dahmani. Garçon au large réseau dans le milieu du football, le head of talents a d'abord sollicité les joueurs qu'il connaissait, et notamment au PSG, pour leur présenter les grandes lignes du projet et du contrat, avant d'être mis en relation avec les agents ou agents d'images.

« Pour Colin Dagba et Presnel Kimpembe tout s'est fait via l'agence Bros qui gère leur communication, alors que pour Layvin Kurzawa, nous avons discuté directement avant de poursuivre les discussions via son agence d'image, explique Imad Dahmani. Aujourd'hui, on est aussi beaucoup contacté par des agences. Même des clubs de Ligue 1 m'ont appelé », avoue-t-il, avant d'assurer que d'autres joueurs de renom devraient bientôt rejoindre Royaltiz.

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