L'imbroglio se poursuit du côté des Girondins de Bordeaux. Lâchés par leur actionnaire, King Street, en avril dernier, les Maritimes ne sont pas encore pleinement tirés d'affaire.
En effet, si Gérard Lopez est désormais tout proche de racheter le club, l'ancien patron de Lille n'est pas encore officiellement à sa tête. Or, Bordeaux est attendu devant la DNCG ce mardi, pour son examen annuel par le gendarme financier du football français.
Or au vu de la situation économique du club, Frédéric Longuépée et consorts devraient se voir rétrograder en Ligue 2 à titre conservatoire rapporte RMC Sport. Une décision qui ne serait toutefois pas définitive et ne condamnerait pas les chances de voir le club au scapulaire toujours dans l'élite la saison prochaine.
Mais il faudra ensuite aller vite pour finaliser le rachat par l'homme d'affaires luxembourgeois, dont le dossier aurait satisfait les actuels propriétaires pour mener à bien le processus de vente.
"Les garanties demandées (à M. Lopez) par le Conseil d'administration ont été apportées. Ces derniers éléments ont répondu aux attentes de Rothschild & Co, le conseil financier du club, et du mandataire ad hoc évitant ainsi le placement du club en redressement judiciaire", faisait savoir la direction des Girondins ces derniers jours.
Il faudra ensuite repasser devant la DNCG avant le 13 juillet pour convaincre de la solidité du dossier et revenir sur cette relégation provisoire et maintenir le club en Ligue 1.
Débarqué après trois ans à la tête de Lille - avec qui il a connu les galères de la lutte pour le maintien au début, avant un redressement spectaculaire - Gérard Lopez devra donc convaincre. L'ancien patron de l'écurie de Formule 1 Lotus aurait déjà pris contact avec de nombreux investisseurs dans la cité girondine, ainsi qu'avec le maire de la ville pour discuter de l'avenir du club.
À noter que si au terme de ce processus, Bordeaux devait quitter administrativement la Ligue 1, ce serait un autre club du sud-ouest, Toulouse, qui en profiterait pour faire son retour dans l'élite, une saison seulement après l'avoir quittée. Les Toulousains ont en effet échoué à valider leur montée sur le terrain en s'inclinant en barrages face à Nantes (1-2, 1-0) mais suivent de près les déboires de leurs voisins.


