Sabri Lamouchi avait tenté le coup. Celui de se passer de Wahbi Khazri, son élément fort, auteur de 31% des buts de Rennes depuis son arrivée l'été dernier. "Un choix à la fois tactique et par défaut", de l'aveu même de l'entraîneur rennais, qui confirmait après la rencontre la douleur au fessier de l'ancien Bordelais. Du banc, jusqu'à son entrée en jeu (54e), Khazri a pu voir son équipe, en 4-1-4-1, passer totalement à côté de son entame de match. De quoi donner des regrets à plusieurs rennais. "On sort déçus, forcément. D'avoir manqué notre entame de match surtout. Ça a un peu vite tout tué, même si on a eu la force et la volonté de revenir en seconde mi-temps", commentait le capitaine, Romain Danzé.
Léa-Siliki : "On n'a pas montré notre vrai visage"
L'option était claire. "On voulait renforcer le milieu de terrain, dans l'axe, en étant beaucoup plus proches et plus agressifs. Mais on les a regardé jouer et on a été trop distants", regrettait Sabri Lamouchi. Résultat : deux buts concédés après seulement 17 minutes de jeu et un pari quasi tué dans l'œuf alors que l'objectif assumé du coach rennais "était de tenir le plus possible et de faire rentrer Wahbi au bon moment. [...] Si je l'ai fait, c'est que je pensais que c'était jouable", précisait Lamouchi qui avait opté pour Danzé en sentinelle.
"Quel que soit le système, on aurait eu des problèmes"
James Léa-Siliki n'y voyait pas un problème tactique pour autant : "C'est peut-être dû à un problème mental, mais pas au système tactique. Quel que soit le système, on aurait eu des problèmes. C'était plus physique." Du coup, les Rennais ont failli dans la lecture du jeu et la compensation des déplacements. "Sur le premier but, je râle, je demande de coulisser, de combler les espaces. On sait que Paris crée le surnombre de partout", rappelait Romain Danzé. Léa-Siliki, peu de temps avant lui, pointait plutôt du doigt la solidarité de l'équipe rennaise et sa capacité à réagir, avant que Benjamin André ne soit expulsé (63e). Un tournant alors que Rennes retrouvera ce même adversaire le 7 janvier, en 32e de Coupe de France. Un match au cours duquel "il faudra mettre un peu plus de tout", selon Danzé, qui compte bien évidemment sur "un petit coup de pouce" du destinpour faire mieux, voire renverser l'ogre parisien.
Benjamin Quarez, au Roazhon Park.


