Sans poste depuis son éviction de Manchester United en décembre dernier, José Mourinho a récemment accordé un entretien pour l'émission Champions Arena de Bein Sports. Le Portugais revient notamment sur sa volonté de retrouver un poste dès l'été prochain dans un club compétitif. Il revient également sur la mauvaise passe traversée par le Real Madrid avant son arrivée.
Vainqueur de la Ligue des champions en 2010 avec l'Inter Milan, José Mourinho devient dans la foulée l'entraîneur du Real Madrid, à la conquête de la fameuse "decima", le dixième succès du club dans la compétition. A ce moment-là, les Merengue restent sur six éliminations consécutives dès les huitièmes de finale de Ligue des champions, des résultats loin des standards d'un grand d'Europe.
"Je ne suis pas le meilleur en stats, mais je crois que cela faisait sept ou huit ans [six ans, ndlr] que le Real n'avait pas atteint les quarts de finale [quand je suis arrivé]", a précisé le Portugais. "Ils faisaient la phase de poules et sortaient directement en huitièmes. Pas en demi-finale, ni même en quarts. Il y avait une sorte de barrière."
Une barrière que l'ancien entraîneur de Chelsea a su briser puisque lors de chacune de ses trois saisons sur le banc madrilène, son équipe a été éliminée au stade des demi-finales, successivement par Barcelone, le Bayern Munich et le Borussia Dortmund. "Pour ma première saison, nous avons joué Lyon en huitièmes et le club avait peur. Je ne comprenais pas comment on pouvait avoir peur de jouer contre Lyon. C'est une bonne équipe, mais cela reste Lyon. Tout le monde tremblait en raison de la durée de cette période négative."
Des Lyonnais qui avaient tout de même éliminé le Real Madrid en huitièmes la saison précédente (1-0, 1-1), justifiant peut-être l'appréhension des Espagnols. Ces derniers prendront toutefois leur revanche sous les ordres de Mourinho en se qualifiant pour le tour suivant au terme d'une victoire confortable lors du match retour au Santiago Bernabeu (1-1, 3-0). Les Merengue devront toutefois attendre le départ du "Special One" en 2013 pour gagner à nouveau la Ligue des champions dès la saison suivante, sous les ordres de Carlo Ancelotti.


