Cette semaine, Valentijn Driessen a visionné avec étonnement l’interview de Francesco Farioli accordée à ESPN, au cours de laquelle l’entraîneur italien est revenu sur son bref passage à l’Ajax. Le chef du service football du journal De Telegraaf qualifie l’actuel coach du FC Porto de « formidable comédien ».
Interrogé sur sa progression par rapport à son passage à l’Ajax, l’Italien a coupé court au suspense : « Si vous voulez connaître mon avis sincère : je pense avoir réalisé un meilleur travail la saison dernière que cette année. »
Cette réponse a surpris le journaliste Cristian Willaert, et Farioli a précisé sa pensée : « Je veux dire que, la saison dernière, nous n’avions peut-être pas de trophées à présenter à nos supporters, mais cela ne doit pas faire oublier les résultats obtenus. »
Dans Vandaag Inside, Driessen a démoli l’interview de Farioli : « Il m’a mis des bâtons dans les roues pendant un an. Et voilà qu’il revient avec une histoire complètement bidon. C’est un sacré comédien, car là, le pot aux roses a été découvert. »
« Il était déjà en pourparlers avec Porto », précise Driessen dans sa reconstitution. « Il a ensuite dit à l’Ajax : je pars. Parce que je n’y crois plus, car je veux encore cinq personnes de plus dans mon staff. L’Ajax a alors répondu : on ne s’engage pas là-dedans. Farioli a alors dit : si je n’ai pas de nouveau club après le 1er juillet, je peux partir sans indemnité. Et que se passe-t-il ? Le 2 juillet, Porto appelle. Et il était déjà en contact avec eux bien avant. »
« Farioli s’en va sans débourser le moindre centime et empoche au passage une coquette somme. C’est un véritable acteur, voire un escroc. N’oublions pas non plus qu’il a coûté neuf points à l’Ajax lors des quatre dernières journées. » Johan Derksen se montre toutefois un peu plus indulgent envers l’ancien coach ajacide : « Je pense qu’il a tiré le maximum de ce groupe. Sportivement, ça ne tenait pas debout, mais il a quand même engrangé pas mal de points. »
« C’est un salaud indigne de confiance. Le voilà, assis là dans son costume, une coupe à la main droite. Et puis il dit : j’aurais adoré avoir le trophée des Pays-Bas dans la main gauche. C’est quoi ces conneries, mec ? Et tout le monde gobe ça », conclut Driessen d’un ton sec.


