Samedi soir dernier à Nantes la MNM s'est procurée un flot d’occasions franches incroyables. Face à Alban Lafont, Mbappé s’est présenté à deux reprises, Neymar a eu, lui, trois opportunités (pénalty compris) et Messi une. Sans oublier Bernat et Gueye qui ont vu leur tentative repoussée par le gardien nantais.
Au total, sept grosses occasions pour un petit but inscrit par le Brésilien, titulaire pour la première fois depuis sa blessure face à Saint-Etienne (3-1, le 28 novembre) qui se présente samedi au Parc des Princes.
Si Paris caracole en tête de la Ligue 1 avec déjà 53 buts inscrits cette saison (le cinquième meilleur total après 26 journées en onze saisons sous QSI), il pêche tout de même dans la finition de ses occasions les plus nettes. Et la prestation de Nantes vient s’ajouter à celles vues du côté de Rennes, de Leipzig et de Saint-Etienne déjà.
Messi convertit un peu plus d’un quart de ses meilleures opportunités
Qu’entend t-on par grosses occasions ? Interrogé sur les statistiques du PSG dans ce domaine, Opta parle d’une « situation dans laquelle on peut raisonnablement s'attendre à ce qu'un joueur marque, généralement dans un scénario de ‘’un contre un’’ ou de très près, lorsque le ballon a une trajectoire claire vers le but et qu'il y a une pression faible/modérée sur le tireur. Les penalties sont par exemple toujours considérés comme de grosses occasions ».
Dans ce domaine, Paris affiche un ratio extrêmement faible. Son plus mauvais depuis l’arrivée des Qataris en 2011. Cette saison, les hommes de Mauricio Pochettino n’ont converti que 30,3% de leurs opportunités les plus franches (27/89) contre 48,1% lors de l’exercice précédent. Un pourcentage qui n’est jamais descendu en dessous des 35% et qui a stagné seulement à trois reprises en dessous des 40%.
A l’exception de Kylian Mbappé (12 buts converties pour 34 occasions franches), le détail des autres attaquants est plus problématique. Icardi en est à 5 sur 19, Messi 4 sur 17 et Neymar 2 sur 10. Des chiffres qui peuvent aussi expliquer le faible rendement offensif de deux des trois stars parisiennes. Ils leur restent douze journées pour inverser la tendance. Et peut-être un peu plus si Paris élimine le Real Madrid.


