Neymar Angel Di Maria PSG Napoli UEFA Champions League 24102018Getty

PSG-Naples : Paris aux deux visages

Le test fut rude, et n’est pas encore terminé. A domicile, le PSG s’est fait malmener mais s’en est très bien sorti, avec un but dans le temps additionnel de Di Maria, le sauveur (2-2, 93è). Le score ne reflète pas du tout le contenu du jeu, et encore moins le déroulé de la rencontre de la part des Parisiens en première et seconde période. Parce que Paris s’est présenté à ses supporters avec deux visages, bien différents.

Il y a eu le PSG de la première période, qui a plutôt bien débuté la partie mais qui a vite lâché du lest face à une équipe napolitaine beaucoup trop agressive. A force de se faire dominer, le but d’Insigne, à la 29è, était une évidence pour tous, surtout Thomas Tuchel : "On a joué de manière trop individuelle pendant 30 minutes. Et ce n'est pas possible de le faire à ce niveau. C'était logique d'encaisser un but à ce moment-là".

Mais même après le but encaissé, la réaction n’a pas été à la hauteur du coach. C’est d’abord la raison pour laquelle son équipe est rentré des vestiaires avec une autre formation, une défense à trois, comme l’explique Marquinhos : "On n'arrivait pas à les presser, les chercher haut et se créer des occasions. On s'est parlé à la mi-temps, en disant qu'il fallait faire mieux. Le coach nous a donné confiance à la mi-temps et a opéré des changements tactiques. Il nous a restructurés, en mettant trois hommes derrière pour contrer leurs dangereux attaquants. Il a fait avancer les latéraux, mais surtout il a insisté sur le mental. Il fallait courir comme une équipe, être en place et organisés. Ce n'était pas possible de reproduire la même mi-temps ".

Angel Di Maria PSG Paris Saint-Germain 2018-19

Des problèmes récurrents en Ligue des Champions

"Le mental", l’éternel problème du PSG en Ligue des Champions. Face à des adversaires qui mettent de l’intensité, les joueurs du club de la capitale perdent leurs moyens, pour la plupart. A cela s’ajoute la scission entre la ligne d’attaque qui ne s’acquitte pas des tâches défensives et le reste de l’équipe. Alors qu’Adrien Rabiot est pointé du doigt sur son manque d’implication lors du repli défensif (il signe tout de même le plus grand nombre de ballons récupérés chez les Parisiens), Tuchel voit le problème autrement : "Marco et Rabiot travaillent trop pour les autres et c'est pour ça qu'on perd la possession et offrent des espaces. On a changé après la mi-temps pour être plus compact".

En effet, le changement de schéma tactique de la seconde période a eu son effet escompté : plus de possession (43% en première période contre 62% en seconde), plus de fluidité (343 passes contre 256 durant les 45 premières minutes).

1st half PSGNAP2nd half PSGNAP

Positionnement moyen du PSG (1è période)      Positionnement moyen du PSG (2è période)

Afin de palier le problème du milieu, l’Allemand l’a donc renforcé avec quatre joueurs, laissant la MCN devant : "Vous parlez d'un problème d'intensité, moi j'ai surtout vu beaucoup trop d'espaces entre nos joueurs. On a perdu beaucoup de ballons, et très faciles au milieu. Et c'est ce qui nous a fait perdre confiance", analysait-il. Ce manque de confiance s’est également traduit par un manque flagrant de réalisme devant les buts, à l’image de Cavani qui a loupé ses retrouvailles avec son ancien club. Di Maria, lui, a sauvé son match (ainsi que ses coéquipiers) avec cette magnifique frappe enroulée qui a permis l’égalisation mais, offensivement, tout comme la MCN, il n’a pas été présent au cours du match.

En face, le PSG a été confronté à la définition même de l’effort collectif, de la combativité et de la persévérance. Après une victoire face à Liverpool, ils avaient engrangé de la confiance, comme l’a rappelé Carlo Ancelotti. Une confiance qui sera décuplée lors de la réception des Parisiens dans leur antre, le 6 novembre prochain. Un rendez-vous auquel le PSG devra assister du début à la fin, sous peine de faire une croix sur la C1.

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