Au Parc des Princes et en France, la saison passée de Neymar a souvent été marquée par des prestations insipides récompensées par des sifflets. Mais en dehors de l’Hexagone, le Brésilien a pu mesurer à quel point sa côte de popularité restait intacte. A l’instar de Lionel Messi, ses passages devant les fans japonais, comme ses prises de balles lors des matchs amicaux, ont régulièrement fait monter les décibels.
Une autre manière de rappeler que le « Ney » est un joueur différent, qui fait encore rêver en dehors de nos frontières. Vendredi soir, peu après l’arrivée du PSG à Tel-Aviv, la descente du bus, devant l’hôtel Hilton a été ponctuée par les mêmes sons d’hystérie collective quand les fans israéliens, moins nombreux mais très bruyants, l’ont entraperçu un bref instant.
En l’absence de Kylian Mbappé, suspendu pour le Trophée des champions, le numéro 10 parisien est le centre de l’attention et doit lever les doutes qui ont escorté sa dernière saison. Il y a d’abord un bilan statistique trompeur en L1 : 22 matchs, 13 buts et 6 passes décisives qui ne disent pas combien l’ancien Barcelonais a perdu de sa superbe dans le dribble et l’efficacité. Et seulement deux réalisations contre des équipes de la première moitié de tableau dont un sur pénalty face l’OL.
L’an passé son attitude a parfois pu crisper dans le vestiaire
Son attitude a aussi souvent été pointée du doigt et a parfois pu crisper le vestiaire parisien. D’abord par le déséquilibre chronique qu’il a pu apporter sur le terrain mais aussi par les passes droits dont il a parfois bénéficiés. Mais aussi par son hygiène de vie marquée par une propension à vivre la nuit.
« Il a souvent fait preuve d’un manque d’implication collective dans les transitions, il a aussi connu un manque d’application dans les gestes décisifs, dans des zones où d’habitude il faisait la différence, explique un observateur d’un grand club européen. Certes il y a eu des blessures qui l’ont empêché d’être à 100%. Mais la question est de savoir quelle est son implication et quelle intensité est-il capable de mettre ? Donc ça se joue sur le plan physique et mental. »
Ce temps est-il révolu ? C’est l’un des enjeux de la saison. Parmi ses proches, on rappelle qu’il n’a pas pu bénéficier d’une préparation complète lors de ses deux dernières saisons avec le PSG. Depuis la reprise, Neymar est un élève assidu qui fait tout comme les autres du petit-déjeuner à 8h30 aux entraînements. En interne, on le décrit comme tranquille et à l’écoute. Ce que Christophe Galtier confirme.
« Un joueur heureux et dans le partage »
« J'ai vu un joueur heureux, très professionnel. Il est arrivé préparé, fit, il n'a manqué aucune séance, expliquait le technicien parisien en conférence de presse de veille de match. Il est dans le partage et l'écoute du travail. C'est un joueur de classe mondiale et c'est important d'avoir un joueur de sa classe. »
Lors de l’entraînement de veille de match, Neymar a renvoyé cette impression de sérieux et de partage. Souriant dans les jeux ludiques, sobre dans tous ses gestes, à l’initiative sur le pressing et les prises de balles. Et efficace sur une frappe en pleine lucarne qui venait rassurer l'assistance, alors que le pied droit du Brésilien venait d'être manipulé par un des membres de l'équipe médicale.
Des éléments qui confirment aussi les bonnes dispositions entrevues lors de la rencontre face au Gamba Osaka (6-2, le 25 juillet), où il a terminé avec deux réalisations et une passe décisive. Et cette impression d’être déjà très en jambes.
« Je connais très bien Neymar et je sais qu'il aime les défis. Il a travaillé pendant les vacances pour revenir en forme en ce début de saison, expliquait Marquinhos. Ça fait plaisir de le voir comme ça. C'est une saison importante pour lui et pour nous. On espère qu'il fera une énorme saison pour montrer toutes ses qualités. » Officiellement, cela commence dimanche soir.
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