Ce n'était pas un grand Paris Saint-Germain mercredi, mais l'essentiel est acquis. En s'imposant 2-0 contre Lorient au Parc des Princes, les Parisiens ont retrouvé le chemin de la victoire en Ligue 1. Un succès commenté par l'entraîneur Thomas Tuchel en conférence de presse.
Comment expliquez-vous les difficultés de votre équipe avant l'ouverture du score et qu'avez-vous dit à vos joueurs à la mi-temps ?
Thomas Tuchel : On est restés très calme à la mi-temps. On a seulement dit qu'il ne fallait pas perdre patience. On a parlé de notre couverture aussi, on a réglé certains détails. Il y avait des changements aujourd'hui, on a perdu Danilo. Il ne fallait pas perdre notre confiance et rester patient. Ce genre de match peut arriver durant cette période de l'année. On a fait des erreurs techniquement, on a manqué de précision. C'est comme ça, mais on n'a pas manqué d'énergie en revanche. On a eu beaucoup de situations dans la surface adverse, un peu de chance bien sûr. Mais, regardez les résultats de Lyon ou Marseille ! On peut accepter ce genre de prestation ce soir.
Comment Angel Di Maria vit-il le fait d'être davantage sur le banc en ce moment ?
J'ai l'impression qu'Angel a perdu certaines choses qui étaient faciles avant pour lui, mais c'est comme ça. On a changé la structure dans les dernières minutes contre Leipzig, à Manchester, contre Basaksehir ici, et à Montpellier. On a été un peu plus forts dans cette structure en 5-3-2. C'est un peu plus facile pour Rafinha à ce poste, au milieu de terrain, il est plus décisif. Mais c'est une décision du moment. Je ne vais jamais arrêter de croire en Angel. Il est dans ma tête, il est dans mon coeur, même si en ce moment c'est moins facile. Il a encore essayé aujourd'hui, mais il manque un déclic. C'est plus difficile mais ce n'est pas grave.
Neymar sera-t-il disponible à Lille ?
Je ne peux pas dire s'il sera là, mais on va tout faire pour.
Rafinha prend-t-il de l'importance à vos yeux dans cette équipe ?
À chaque fois qu'il joue, Rafa est décisif, il est fiable. Il donne ce qu'il peut pour l'équipe et c'est très important. Il est toujours au niveau, à chaque match. Il n'a pas peur de jouer, il met du rythme. Quand il peut être décisif, il est là On est très contents de lui.
C'est un profil qu'il vous manquait ?
Je l'aime beaucooup car il fait des choses faciles. S'il est nécessaire de jouer en une touche, il le fait, en deux touches aussi. S'il faut rester compact, il le fait. Il joue comme un coéquipier, il pense pour l'équipe. C'est un bon joueur qui est habitué à jouer dans une équipe qui a la possession. C'est une bonne période pour lui.
Va-t-on voir cette défense à cinq sur la durée ?
Ce n'était pas le moment de changer selon moi. Le problème contre Lyon, c'était nous, notre performance. L'important, c'est l'énergie et l'effort que l'on met pour animer la structure. On veut améliorer notre jeu et aujourd'hui j'ai l'impression que le 3-5-2 nous donne plus de stabilité même si on a perdu Danilo ce soir, Abdou Diallo sur le dernier match, et que ce sera difficile de trouver les trois axiaux à Lille.
Marco Verratti avait-il encore besoin de souffler ce soir, ce qui expliquerait qu'il n'a pas débuté ?
Il est clair qu'on l'utilise trop et on a décidé de le laisser se reposer ce soir. On a vu contre Lyon que pour la concentration et l'énergie ce n'était pas facile pour lui sur le dernier match. C'est pour ça qu'on a décidé de commencer avec Ander Herrera, Gana Gueye et Rafinha.
Etes-vous inquiet avant Lille sur l'état de forme de votre équipe ?
Lille est l'une des équipes les plus fortes du championnat, qui est en forme en ce moment et qui joue les contre-attaques très rapidement. Ils ont trouvé un bon groupe avec beaucoup de qualité et un entraîneur (Christophe Galtier) extraordinaire. C'est un grand défi parce qu'on peut sentir une grande fatigue mentale chez nous. L'enchainement de matches difficiles en Ligue des champions a fait mal. On a pu croire que c'était fini mais ce n'est pas terminé. Je vais faire en sorte de préparer l'équipe de la meilleure façon car il sera nécessaire d'être prêts physiquement pour surmonter les obstacles. Nous n'avons pas peur mais nous savons que ce sera dur.
Benjamin Quarez, au Parc des Princes.
