2021 restera à jamais une année spéciale pour Fabio Quartararo et Gianluigi Donnarumma. Le pilote est devenu le premier français sacré champion du monde en MotoGP tandis que l'Italien a remporté l'Euro avec l'Italie avant d'être élu meilleur gardien du monde par les jurés de France Football.
Nés tous les deux en 1999 (le 25 février pour Donnarumma, le 20 avril pour Quartararo), ils ont été réunis par nos confrères du Parisien pour une interview croisée.
Fan de MotoGP et supporter de Quartararo, « Gigio » est admiratif des prouesses du Français sur les circuits : « Un phénomène, voilà ce qu'est Fabio en Italie. Te voir piloter m'a donné la chair de poule. Certaines de tes victoires étaient fantastiques. Je t'ai vraiment supporté devant ma télé. Bien sûr, en tant qu'Italien, je soutiens aussi mes compatriotes. Mais toi, je t'ai toujours estimé ! »
Bien que supporter de l'OGC Nice, Fabio Quartararo reconnaît qu'il est fan de Donnarumma : « Entre Nice et le PSG, je vais juste éviter de dire qui je supportais lors de PSG-Nice. Mais j'étais à Milan cet été au moment de finale de l'Euro. Tu n'imagines pas à quel point l'ambiance était folle. Tout Milan était derrière toi au moment des tirs au but. Au début, je ne te connaissais pas. Mais ta capacité à gérer le stress m'a tout de suite plu. J'espérais que la finale de l'Euro se joue aux tirs au but, juste pour voir comment tu te comporterais. Et je n'ai pas été déçu ! Je crois que c'est le match le plus fort que j'ai vécu sur le plan émotionnel, sans doute parce que j'étais en Italie. »
Ces deux immenses champions pourraient-ils pratiquer le sport de l'autre ? « Non, ce serait trop impressionnant pour moi ! » répond Donnarumma. « Et puis, contractuellement, je n'ai pas le droit de pratiquer ce genre de sports. C'est beaucoup trop dangereux », ajoute-t-il.
« Je suis très mauvais au foot. La seule chose que je pourrais faire, c'est l'échauffement. Une fois, j'ai essayé d'arrêter un ballon et je me suis fait tellement mal que je me suis dit : Basta, maintenant le foot, c'est devant la télé », constate avec lucidité Quartararo qui se fait immédiatement gentiment chambrer par Donnarumma : « Je confirme, ça s'est vu tout de suite quand tu as donné le coup d'envoi fictif avec Messi lors de PSG-Nice. »


