Nasser Al-Khelaïfi a une nouvelle fois montré son opposition à la Super League.VALERY HACHE/AFP via Getty Images

PSG : changement de stade, Nasser Al-Khelaïfi renvoyé dans les cordes

Le PSG veut continuer de rêver plus grand. Et pour ça, le club de la capitale a besoin d'agrandir son stade, ou d'un stade plus grand, afin de toucher encore plus de monde et avoir plus de recettes. Chaque week-end, le Parc des Princes fait le plein facilement et avec le nombre de demande, le PSG pourrait même remplir un stade avec le double de places, soit environ 90 000.

"Il faut s'entendre sur un prix"

Interrogé parBloomberg, Nasser Al-Khelaïfi a d'ailleurs fait savoir que le PSG pourrait quitter le Parc des Princes si le club ne trouve pas un accord pour des travaux et un agrandissement. "Paris mérite un meilleur stade. Ma première option c’est de ne pas déménager. Mais la ville de Paris nous incite à bouger", a indiqué le président du PSG faisant écho au fait que le champion de France en titre souhaiterait acheter le Parc des Princes, selon L'Equipe, mais que la mairie de Paris demande 385 millions d'euros pour ça. Un montant jugé excessif. La possibilité d'acheter le Stade de France ou d'en construire un ailleurs est envisagé par le PSG.

Et forcément, ça ne plaît pas à tout le monde. Surtout à la mairie de Paris. Premier adjoint à la mairie de la capitale, Emmanuel Grégoire a profité du micro tendu parSud Radiopour répondre à Nasser : "Nous avons de bonnes relations avec le PSG, c’est le club de la ville, un club historique. Il a tout notre soutien y compris sur le plan sportif. Il se trouve que le PSG a beaucoup d’ambition pour le club et qu’il souhaite mettre à niveau le Parc des Princes. Il a fait l’objet d’une rénovation au début des années 2010 mais il a besoin d’être rénové plus lourdement. Et deuxièmement, l’idée c’est d’augmenter sa capacité".

"Ce n'est pas notre inclinaison première de leur vendre le Parc des Princes"

"Le PSG, c’est 100% d’occupation à chaque fois, tout le monde veut y aller, c’est très chouette. Aujourd’hui, ils sont titulaires d’un bail, c’est-à-dire qu’ils louent le Parc des Princes à la Ville de Paris qui en est propriétaire. C’est un bail de 30 ans. Ils souhaiteraient engager une phase d’investissements et ils disent, et je peux comprendre leur logique d’actionnaire : 'on injecte 500, 600 millions d’euros de travaux que si on est propriétaire'", a ajouté l'adjoint d'Anne Hidalgo.

"Nous, ce n’est pas notre inclination première de leur vendre le Parc des Princes. C’est le patrimoine de la ville, des Parisiens. Aujourd’hui, dans les discussions qui sont engagées autour de la vente, on leur a dit, avant même de savoir si on souhaite vendre, qu’il faudrait s’entendre sur un prix. Il est très clair qu’aujourd’hui, on n’est pas encore arrivé au bout de ces discussions. Incontestablement, dans la tactique de négociation, ça peut s’apparenter à un coup de pression. Je ne crois pas que ce soit la bonne méthode. Nous ne sommes sensibles à aucune pression et je ne suis pas sûr que ce soit du goût des clubs de supporters. Le PSG et le Parc des Princes, c’est une histoire très intimement liée", a conclu Emmanuel Grégoire à ce sujet.

Pour finir, l'adjoint d'Anne Hidalgo a indiqué qu'il ne céderait pas tout en ouvrant la porte à des négociations : "C’est exact. C’est une donnée que nous devons intégrer dans la stratégie de développement du PSG, mais ce n’est pas pour cela que ça s’impose à tous. Pour être plus précis, ce n’est clairement pas notre option prioritaire. Notre option prioritaire, c’est de rester sur un modèle de location longue durée. Le PSG sait que c’est notre préférence. Quand on essaie de construire l’avenir avec d’autres acteurs, on n’est pas obtus. Les options sont sur la table, mais je préfère discuter avec le PSG et qu’on puisse revenir médiatiquement sur les résultats sportifs".

Publicité

VOUS AVEZ APPRÉCIÉ CETTE HISTOIRE ?

Ajoutez GOAL.com à vos sources préférées sur Google pour consulter davantage de nos articles

Suivez GOAL sur Google