Nasser Al-Khelaïfi a été mis en examen par le juge Van Ruymbeke pour "corruption active" dans l'affaire de l'atrribution des mondiaux d'athlétisme 2017 au Qatar. Il est soupçonné d'avoir validé le versement d'une enveloppe de 3,5 millions de dollars (3,1 millions d'euros) à Lamine Diack, président de l'époque de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) dans le but d'obtenir l'organisation des mondiaux d'athlétisme pour le Qatar.
Nasser Al-Khelaïfi s'est volontairement présenté devant le juge le 20 mars dernier, avant d'être considéré comme témoin assisté dans cette affaire. Le versement aurait en effet été effectué entre une société appartenant à son frère - Oryx QSI - et Pamodzi Sports consulting, propriété de Papa Massata Diack, le fils de Lamine Diack.
Une somme qui aurait eu pour objectif de se voir confier l'organisation des mondiaux d'athlétisme 2017 à Doha. L'IAAF avait finalement décider de confier cette organisation à Londres, la capitale qatarie étant choisie pour l'édition 2019, qui se déroulera du 28 septembre ou 6 octobre prochains.
"Rien ne tient la route dans ce dossier. Le nom de Nasser Al-Khelaïfi n’apparaît sur aucun document du dossier. Ces incriminations ne reposent sur aucun élément de preuve tangible, a pour sa part déclaré Me Szpiner, l'avocat du président du PSG. Il faut savoir que l’audition initiale de Nasser Al-Khelaïfi n’a eu pour origine qu’une confusion regrettable opérée par le magistrat instructeur qui a confondu Oryx QSI, une société purement privée dirigée par son frère, avec QSI un fonds souverain qatarien dont Nasser Al-Khelaïfi est président."
Me Szpiner affirme que les fonds suspects sont parfaitement tracés et correspondent à des contrats de retransmission TV et de sponsoring correspondant aux mondiaux d'athlétisme. La société Pamodzi était en effet mandatée par la société japonaise DENTSU pour s'occuper des droits marketing de l’IAAF dans les pays émergents.
Le Monde révélait le 21 mai que Yousef Al-Obaidly, directeur commercial d'Al Jazeera Sports au moment des faits et aujourd'hui à la tête de Bein Group et proche du président parisien, avait lui aussi été mis en examen dans cette affaire.




