C'est une polémique de plus dont on se serait bien passé à Toulouse. Déjà pointé du doigt en raison des trois joueurs qui ont refusé de porter le maillot floqué arc-en-ciel ce week-end pour célébrer la lutte contre l'homophobie, le Téfécé voit son international marocain Zakaria Aboukhlal accusé de propos dégradants envers les femmes. L'écart de trop pour le joueur, qui faisait déjà partie de ceux ayant refusé de jouer ce dimanche, qui a été suspendu par son club. Voici tous les détails de cette affaire qui va encore faire parler dans les prochains jours.
Que s'est-il passé avec Zakaria Aboukhlal?
Après s'être exprimé sur son refus d'arborer un flocage arc-en-ciel en demandant « le respect de [ses] propres croyances personnelles », Zakaria Aboukhlal pensait en avoir assez d'une seule polémique avant que RMC Sport n'en relance une nouvelle en dévoilant une réflexion dégradante pour les femmes qu'aurait tenu l'international marocain envers Laurence Arribagé, adjointe de la mairie de Toulouse.
La scène se serait produite le 30 avril lors des célébrations au Capitole de la victoire en Coupe de France. Alors que l'adjointe de la mairie lui aurait demandé le silence, Aboukhlal se serait exclamé « Chez moi, les femmes ne parlent pas comme ça aux hommes » selon RMC Sport. Laurence Arribagé a nié la scène et confié qu'il n'y avait « pas de sujet » avant de préciser « Les joueurs n'aiment pas trop qu'on leur demande de se taire de cette façon ». Le média sportif maintient toutefois ses informations précisant que cela s'est produit devant plusieurs témoins.
Le club toulousain n'a pas tardé à réagir en annonçant l'ouverture d'une enquête interne et la suspension jusqu'à nouvel ordre d'Aboukhlal : « Face aux graves allégations publiées par RMC Sport à l'encontre du joueur du Toulouse Football Club, Zakaria Aboukhlal, le Club annonce que son joueur s'entraînera à l'écart du groupe professionnel jusqu'à nouvel ordre, en attendant les résultats d'une enquête interne. Le Club ne fera pas d'autre commentaire jusqu'à la conclusion de cette dernière. »
