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PORTRAIT - OGC Nice - Yoan Cardinale : le coeur sur le gant

Si vous avez un jour croisé la route de Yoan Cardinale, sa bonne humeur était forcément de la partie. Le gardien de l'OGC Nice, qui enchaîne sur une saison après avoir connu les hauteurs l'an passé avec les Aiglons, cultive au quotidien la décontraction et le lâcher-prise face aux difficultés de son poste, souvent ingrat. Une philosophie de vie que lui a inspiré l'histoire de son petit frère, Mathieu, atteint de naissance d'une malformation de l'estomac qui aurait dû lui coûter la vie.  "Il aurait pu mourir quand il avait 5 ou 6 ans, explique-t-il en toute sincérité. Chaque année on nous disait qu'il ne passerait peut-être pas l’hiver. Mais aujourd’hui il est encore là parce qu’il s’est énormément battu". Le combat de son frère, mené par amour et procuration, occupe aujourd'hui une place centrale dans sa réussite. 

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Les critiques méritent d'être vécues

Le parcours de Yoan Cardinale n'a rien de la réussite linéaire que vivent parfois certains footballeurs. Pas bien grand pour un gardien, pas vraiment léger non plus, ses détracteurs l'ont suivi du centre de formation à l'équipe première du Gym, sans jamais réussir à le faire flancher. "Je sais que je ne ferai jamais l’unanimité, reconnait-il sans phare. L’année dernière je n’ai pas pris un but sur coup de pied arrêté avant la 35e journée, pourtant j’entendais les gens parler de ma taille, de mes sorties… mais les gens peuvent bien dire ce qu’ils veulent, les chiffres ne mentent pas". Ils ne le font que rarement. La saison passée, parmi les gardiens de Ligue 1 à avoir joué au moins 30 matches, Yoan Cardinale est bien celui dont le pourcentage d'arrêt (75,69%) est le plus élevé. 

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Malgré des statistiques éloquentes, rien ne lui est passé. Un état de fait qui rebondit toujours sur lui jusqu'au prochain match grâce à une capacité à relativiser piochée loin du football. "Voir tout jeune mes parents dans tous leurs états, ça fait relativiser. Ça montre que dans la vie il y a autre chose à faire que de se prendre la tête pour une simple erreur que tu peux réparer". Depuis ses débuts, le portier de 23 ans fait preuve d'une maturité et d'une force de caractère qui lui ont permis de casser les murs les plus résistants. " Au centre de formation, on n’a pas toujours cru en moi. Mais je pensais à mon frère. Je me disais qu’il avait survécu à la maladie donc que je pouvais bien survivre à ce que les gens disaient de moi". 


Le saviez vous ?

Comme l'année dernière, l'OGC Nice va offrir une exposition maillot à l'association "Le Point Rose" dont Yoan Cardinale est le parrain. Le logo sera affiché en dessous du numéro des joueurs dès ce mercredi à Naples.

Le Point rose, pour voir des sourires

Quand il ne s'entraîne pas pour rendre les critiques de moins en moins audibles, Yoan Cardinale consacre une partie de son temps libre à partager. Toujours avec l'histoire de son petit frère en auréole, le natif de La Ciotat parraine l'association Le Point rose qui vient en aide aux enfants malades. Sa notoriété, acquise sur le terrain ou en dehors, a d'abord vocation à rendre le sourire à ceux qui n'en lâchent pas souvent. "Quand on te demande une photo dans la rue, c’est sympa. Mais quand tu vas dans un hôpital, les gens sont contents de te voir parce que ça leur permet d’évacuer. Ils te parlent comme s’ils te connaissaient depuis toujours. J’ai l’impression de leur donner le sourire et ça c’est mon plaisir à moi". Lors d'une séance de dédicaces, face à des enfants malades ou avec ses partenaires, Yoan Cardinale met un point d'honneur à conserver une bonne humeur communicative. Mercredi, face au Napoli pour une qualification en Ligue des champions, le dernier rampart du Gym entend bien faire encore sourire ses supporters. avec eux aussi, il fait y faire. 

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