Robert Pirès Real Madrid 2000Marca/Getty Images

"J'avais fait la photo avec le maillot" : Robert Pirès revient sur son transfert avorté au Real Madrid

Des vingt-deux champions du monde 1998, Robert Pirès est celui qui sera resté le plus longtemps sur les terrains, puisqu'il a seulement raccroché les crampons en 2016, à l'âge de 42 ans.

Désormais consultant à la télévision pour Canal+ (diffuseur de la Premier League) et M6 (diffuseur des matches des Bleus), Robert Pirès a accordé un long entretien à nos confrères du journal L'Equipe où il revient sur les moments forts de sa carrière.

Il revient notamment sur son transfert avorté au Real Madrid, à l'été 2000 : « En 2000, j'avais la chance d'avoir le Real, la Juve, Arsenal... Un choix très dur. Tout le monde m'a dit que j'étais fou de ne pas avoir été au Real. C'était très chaud pourtant. J'avais même fait la photo avec le maillot du Real pendant l'Euro en Belgique ! Pour le journal As, je crois. Et tout est allé très vite. Arsène Wenger m'a appelé et a bouleversé mes plans. Après la finale, il m'envoie un avion, je passe la visite et je signe. Arsenal avec lui, Titi (Henry), Pat' (Vieira), c'est rassurant. C'est un club stable, surtout après ma saison délicate à l'OM et sachant qu'à Madrid, ça peut exploser à tout moment. Pourtant, plus jeune, j'étais fan du Real et de Michel. »

Le choix de Robert Pirès de rejoindre les Gunners s'est finalement avéré judicieux. Le milieu offensif va connaître la gloire avec le club londonien, remportant deux fois le championnat, en 2002 et 2004 et deux fois la FA Cup (en 2003 et 2005).

Robert Pirès quittera Arsenal en 2006, après une défaite en finale de la Ligue des champions. Un match dont il garde un souvenir amer et qui a précipité son départ du club.

« Quand Arsène (Wenger) me sort (après l'expulsion du gardien Jens Lehmann), je n'y crois pas. Pour moi, il allait sortir (Alexander) Hleb ou mon pote (Cesc) Fabregas. Ce n'est pas de l'arrogance, mais je pouvais apporter offensivement et j'avais cette très bonne relation technique avec Titi. Donc moi, tranquille, hyper confiant. Et Titi me dit « Pedro, c'est toi qui sors ! » – il me dit que j'ai une gueule à m'appeler Pedro. « Hein ? » Et je vois le 7 sur le panneau... C'est terrible ! Je passe devant le coach, on ne se regarde pas. Je vais m'asseoir, hyper énervé, j'attends que ça se calme. Et puis je me dis « ce que je veux, c'est qu'on gagne ». Deux jours après, je lui ai annoncé que je partais (à Villarreal). En fait, ça a déclenché mon départ. Il ne s'y attendait pas. Il fallait aussi que je passe à autre chose mais, après la finale, il y a eu comme une rupture... », se remémore-t-il.

Robert Pirès précise également que cette finale arrivait trois jours après sa non-sélection pour la Coupe du monde 2006 : « C'était une très sale semaine : je ne suis pas dans la liste de mon ami (Raymond Domenech) pour le Mondial, je joue 17 minutes en finale et on la perd... J'ai connu mieux ! (Rire.) »

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