Ancien capitaine de la Mannschaft et champion du monde 2014, Philipp Lahm est retiré des terrains depuis 2017 et occupe désormais les fonctions de directeur de l'Euro 2024 qui aura lieu en Allemagne.
Dans les colonnes de L'Equipe, il explique pourquoi il ne se rendra pas au Qatar : « Je suivrai le tournoi à la télévision. Huit stades ultramodernes dans un espace restreint, dans un aussi petit pays, cela ne peut pas être durable. Il ne peut pas y avoir d'atmosphère de football. Mais quand même, j'espère que l'Allemagne ira en finale. »
Selon Lahm, le Qatar n'avait pas être désigné pays organisateur de cette Coupe du monde : « Premièrement, la question des droits de l'homme. Ils devront être beaucoup mieux respectés à l'avenir lors de l'attribution d'événements sportifs. Deuxièmement, certains pays avaient présenté de meilleures candidatures selon l'évaluation interne de la FIFA. Le fait que le Qatar l'ait tout de même emporté a porté préjudice à l'institution. »
Il estime également que pointer du doigt le Qatar pour son manquement au respect des droits de l'Homme est une bonne chose : « Le fait que l'on parle davantage des droits de l'homme dans le débat public est lié à cette Coupe du monde. C'est un progrès par rapport à 1978, lorsque le tournoi avait eu lieu en Argentine sous le régime de la dictature militaire. Mais c'est une triste occasion de constater une chose : en 2022, les droits de l'homme forment un principe intangible en France, en Allemagne et dans les autres nations d'Europe, et ce n'est malheureusement pas le cas dans tous les pays. […] Aujourd'hui, on attend des footballeurs qu'ils s'expriment sur les droits de l'homme et les violations de ces droits. Cette attente est juste, car personne ne peut plus dire qu'il n'est au courant de rien. »




