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« Pas de scandale »… Une analyse espagnole approfondie des situations controversées du match entre l’Égypte et l’Argentine

La polémique continue autour de la prestation de l’arbitre français François Léticier lors du match entre l’Égypte et l’Argentine, qui s’est soldé par la victoire de la sélection sud-américaine (3-2), mardi dernier, en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026.

À ce sujet, la plateforme espagnole « Archivo Far », spécialisée dans l’arbitrage, a estimé que la prestation de Litixier était loin d’être parfaite, mais qu’il ne s’agissait pas du « plus grand scandale arbitral de ces dernières années », ni d’un « vol », ni d’un « match truqué », comme l’avait affirmé l’entraîneur égyptien Hossam Hassan dès la fin de la rencontre.

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Le rapport a passé en revue les erreurs de l’arbitre lors du match, indiquant : « En première mi-temps, il n’a pas donné de carton jaune à Christian Romero pour une faute tactique assez évidente, du genre de celles qui sont sanctionnées par un carton. Une erreur mineure. Il a également omis d’avertir Nahuel Molina, qui a tenté de gifler son adversaire sur un coup de pied arrêté ; un geste non pas violent, mais destiné à ralentir l’élan de l’attaquant. »

Il a poursuivi : « Mais attention, cette action n’est pas imputable à Léticier : elle relève de la responsabilité du quatrième arbitre, qui se trouvait juste devant. L’arbitre principal lui tournait le dos et n’a pas pu la voir. C’est une erreur de l’équipe d’arbitrage, pas de sa part personnellement. »

Il a ajouté : « Sa véritable erreur est intervenue en deuxième période. Salah pressait Paredes et il y a eu un léger contact avec l’Argentin, qui s’est laissé tomber avec beaucoup d’aide. L’arbitre a surréagi et a sifflé une faute, interrompant une contre-attaque prometteuse. C’est là qu’il s’est vraiment trompé : avec un joueur lancé et seulement Lisandro Martínez pour le couvrir à quelques mètres, il aurait dû appliquer la règle du « jeu continu » et laisser l’action se dérouler. »

La polémique

Le rapport d’« Archivo VAR » poursuit : « Maintenant, l’aspect le plus intéressant : les actions qui ont véritablement enflammé le match ont été tranchées correctement par Litixier, même si, après recours à la VAR, il perd évidemment des points. D’abord, un penalty évident sur Tagliafico : pas de débat, une faute classique sifflée sans hésitation. »

Deuxièmement, le but annulé de l’Égypte qui aurait fait 0-2 : dès le départ de l’action, Attia marche sur le pied d’appui d’Alessandro Martínez et l’immobilise. D’abord, une pression même légère peut constituer une faute : elle suffit à bloquer le pied du joueur, qui perd le ballon et reste sur place.

C’est comme un coup de genou au talon d’un adversaire qui s’élance : anodin en apparence, mais bien une faute. Ce qui compte, ce n’est pas seulement l’intention, mais surtout le résultat : Lisandro ne peut pas poursuivre sa course, l’Égypte récupère le ballon et marque. Deuxième point : l’argument selon lequel ce ne serait « pas la même phase d’attaque ». Or, le chronomètre le prouve : la faute intervient à la 57^e minute et 33 secondes, et le but égyptien tombe à la 57^e minute et 50 secondes. Soit 17 secondes seulement. Une attaque en profondeur, quelques passes, et l’action se conclut par une réalisation. »

Le rapport ajoute : « Nous avons déjà vu des révisions de buts avec 35 ou 40 secondes entre les deux actions ; là, il s’agit de 17 secondes en ligne droite. Que l’Argentine soit regroupée sur le terrain n’a aucune importance : elle ne l’était pas dans la zone où l’Égypte a récupéré le ballon et s’est lancée à l’attaque. Même situation, action passible de révision, intervention justifiée de Jérôme Brissard depuis la salle VAR. Rien de plus. »

Deux penalties ?

Et il a ajouté : « Troisièmement, les deux penalties réclamés par l’Égypte avant le troisième but (celui d’Enzo). Le premier : une légère main de Mac Allister sur Hamdi Fathi. L’Argentine a eu de la chance : si le ballon était tombé dans la zone de contact, elle aurait été sanctionnée. Il est finalement revenu à Romero, qui l’a dégagé sans difficulté à quatre mètres ; aucune révision possible. »

Contact entre Julián Álvarez et Salah : l’Argentin touche d’abord le ballon, le repousse, puis le contact a lieu alors que le cuir est déjà sorti des limites du terrain. Ce n’était en aucun cas un penalty. Comparer cette action à celle de Lisandro, comme certains l’ont fait, montre une méconnaissance totale de deux situations diamétralement opposées.

Enfin, un détail significatif : lorsque Hossam Hassan a croisé les bras – geste officiel FIFA pour signaler un acte raciste –, Léticier l’a interpellé, lui a expliqué la procédure et lui a montré le carton jaune. L’Égyptien a baissé les bras, preuve qu’il a su évaluer une situation délicate sans se laisser entraîner. »

Le rapport conclut : « Peut-on être fier de cette prestation arbitrale ? Non. Il s’agit d’une réussite arrachée de haute lutte, mais d’une réussite tout de même. Les accusations de manipulation et les théories du complot qui entourent la rencontre ne tiennent pas face au règlement. Cette Coupe du monde a connu de vrais scandales arbitraux, de ceux qui font mal. Mais le match Argentine-Égypte n’en fait pas partie. Loin de là. »

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