Après un mois de janvier quasiment parfait, l'Olympique de Marseille est tombé ce dimanche devant son public face à Nice. Comme face à Monaco, l'OM a affiché des limites face à un prétendant à l'Europe. Et pour Jérôme Rothen ce n'est pas le fruit du hasard si les Phocéens sont en difficulté à chaque fois contre une équipe du haut de tableau. Au micro de RMC Sport, Jérôme Rothen a analysé les limites selon lui du système mis en place par Igor Tudor.
"Contre des équipes bien armées, tu es tout le temps en difficulté"
"L'OM de Tudor montre ses limites en terme de résultat. Depuis le début de l'année je ne cesse de le dire, l'Olympique de Marseille est très régulier contre des équipes moyennes voir mauvaises de notre championnat. Il laisse très peu de points en route et tant mieux, c'est ce qui en fait une équipe sur le podium et dans la lutte pour le titre et une place pour la Ligue des champions l'année prochaine", a analysé Jérôme Rothen.
"Maintenant, je pensais qu'Igor Tudor allait adapter ses méthode et ce qu'il demande à ses joueurs par rapport aux résultats qu'il a eu lors des matches aller face aux grandes équipes. Je pensais que Tudor allait faire jouer son équipe en passant de manière plus raisonnable. Moi je trouve ça ahurissant, mais contre des équipes armées physiquement et techniquement, tu vas tout le temps être en difficulté", a ajouté l'ancien du PSG.
"Tu rates des occasions parce que tu manques de lucidité"
"Tu te livres tellement, tu ouvres tellement d'espaces, tu demandes tellement de choses à tes joueurs dans le dépassement de fonction, dans l'état d'esprit, physiquement... J'ai vu des têtes à Marseille hier et pourtant ils ne font pas une bonne première période, c'était pareil à Monaco, où tu te dis ce n'est pas possible qu'ils tiennent une heure et demi à ce rythme-là", a conclu Jérôme Rothen.
Pour l'ancien international français, l'OM ne peut pas s'en sortir face à des cadors en se dispersant autant physiquement : "Au final, qu'est ce qui se passe ? Souvent l''équipe adverse arrive à prendre la mesure de ce fameux pressing, ce marquage individuel. Sur la première période face à Nice, même avant d'être mené, ils sont à 40 mètres des buts de Nice pour le joueur le plus bas, mais quand il y a un joueur comme Moffi, qui fait reculer cette équipe et les fait courir vers leur but, ou des joueurs à un très bon niveau technique, je ne vois pas comment tu peux gagner un match".
"Après, on va me dire oui, mais il y a des circonstances. Oui, en deuxième période ils peuvent revenir au score. D'accord, ils ont des occasions, mais quand t'es mené 2-0 à la mi-temps c'est compliqué. Contre Monaco, c'est pareil, s'il y a 3-0 à la mi-temps ce n'est pas choquant et ils ne seraient jamais revenus. Hier, ils ont des occasions, mais ils les ratent. Pourquoi ? Un manque de qualité technique ou parce que t'es dans le brouillard après t'être trop dépensé et tu manques de lucidité ? Pour moi, c'est un peu des deux. Il faut gérer différemment l'aspect physique de ces joueurs parce que tu ne peux pas y arriver comme ça face à des grandes équipes. Je n'y crois pas du tout", a conclu Jérôme Rothen.
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