En marquant face à la Croatie, Olivier Giroud a fait un pas de plus en direction de Michel Platini. Avec désormais 40 buts inscrits en Bleus, il n’est plus qu’à une longueur de l’ancien meneur de la Juventus et à onze de Thierry Henry, meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France. Pas mal pour un attaquant sans cesse décrié depuis ses débuts tricolores.
A 33 ans, l’attaquant de Chelsea sait qu’il ne fera sans doute jamais l’unanimité auprès du public français. Heureusement ou malheureusement, Giroud s’en est accommodé.
"J’ai un cœur et des émotions. Donc bien sûr que ça fait mal, surtout quand c’est le public français", a-t’il admis sur RTL à l’occasion de la présentation de son livre "Toujours y croire".
Le nom de cette autobiographie n’est pas dû au hasard car la carrière du champion du monde 2018 a été jalonnée d’embûches, notamment en 2016 où le public lui a mis sur le dos la mise à l’écart de Karim Benzema.
"La vie est faite de hauts et de bas. On n'est pas des robots. C'est sûr qu'il faut rebondir le plus vite possible quand il y a des périodes délicates et j'essaie de transmettre ces valeurs à mes enfants."
De nature positive, Olivier Giroud a puisé sa force de cette adversité et s’est même permis d’en rire à l’écouter.
"On s'est marré avec les mecs de l'équipe de France. On a commencé à chanter la chanson Le mal aîmé de 'Cloclo'. On en a rigolé."
