OL - Genesio : "J'ai entendu parler d'humiliation, je ne l'ai pas vécu comme ça"

Commentaires()
L'entraîneur de l'OL, qui souhaite mettre sa situation de côté, a forcément interrogé sur les péripéties de la semaine.

L'image est restée dans les têtes. Bruno Genesio, assis à côté de Jean-Michel Aulas, a vu son président annoncer à la presse que sa prolongation de contrat n'était plus d'actualité après l'élimination de l'OL en demi-finale de la Coupe de France face à Rennes (2-3). Il a inévitablement été question de cette épisode en conférence de presse avant la réception de Dijon, ce samedi (17h), mais pas que. Dans des propos relayés par L'Equipe, le technicien lyonnais souhaite tourner la page pour aborder la dernière ligne droite de la saison. Extraits.

L'élimination : "On a peut-être trop occulté ce match avant, on a parlé plus de mon avenir que de ce qui pouvait se passer. On a oublié l'adversaire. On s'est laissés dissiper par tout ça. On a beaucoup parlé de ma situation perso et pas assez de l'équipe, du match. Et ça a pu avoir une incidence sur leur comportement. Il y a d'autres explications, mais c'est peut-être celle qui revient en premier".

L'impact de sa situation sur les résultats : "Après un match, on peut tout analyser. Mon cas, il est comme ceux des joueurs. Certains ont envie de partir, de prolonger. Ce qui passera en fin de saison sera lié à notre fin de saison. Mon cas ou ceux des joueurs sont secondaires. Et on sera récompensés si on finit deuxièmes. Gardons un peu de raison, en Championnat, on est là et bien là.

L'attitude de ses joueurs : "Je ne vais pas vous dire ce que je dis aux joueurs. Mais je l'ai évoqué, bien sûr. Et je l'ai montré aussi. Mais il n'y a pas eu que les réactions après les buts, il y a eu des manques de replacement, d'agressivité, des manques dans le collectif. Il y avait des possibilités de passes et on a frappé. Il y a eu du recadrage oui, mais pour faire avancer les choses et les responsabilités de chacun. J'assume les miennes sur la composition, sur le système et eux doivent assumer leurs comportements pas normaux sur un match de ce niveau.

L'accueil des supporters : "On a besoin d'eux. On sait qu'ils sont déçus comme nous. On est les premiers à être déçus. Il faut qu'ils soient derrière l'équipe pendant le match, mon cas n'importe pas. Chacun est libre d'exprimer ce qu'il ressent mais ce qui est important, c'est qu'on est tous ensemble. Et les supporters font partie de la vie du club et des résultats".

Une trahison ? : "Non, il n'y a pas de trahison".

Des regrets d'avoir demandé une deadline ? "Non, je n'ai demandé qu'une chose : être fixé après le match retour de Barcelone. Je n'ai jamais demandé qu'on communique la décision. Mais que je sois fixé en interne".

L'image renvoyée : "Ça a été exagéré. J'ai entendu parler d'humiliation. Sans langue de bois, très sincèrement, je n'ai pas vécu ça comme ça, comme ce que certains ont dit. C'était un geste pour montrer qu'on est toujours ensemble, comme avec les joueurs. Et ça a été mal interprété car les choses se sont mal déroulées".

Fermer